RTBFPasser au contenu

Les agriculteurs wallons face au glyphosate: risques et nécessités

Le glyphosate et les agriculteurs belges

JT 19h30

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

05 févr. 2019 à 16:40 - mise à jour 05 févr. 2019 à 16:402 min
Par Pascal Bustamante

Le glyphosate, principe actif de désherbants tels que le Round-Up commercialisé par Monsanto, s'invite à nouveau dans l'actualité. Au mois d'août dernier, la firme a été condamnée par la justice californienne à verser 289 millions de dollars au plaignant, Dweyne Lee Johnson. L'homme de 46 ans, jardinier de son état, souffre d'un cancer qu'il attribue à l'utilisation du désherbant vendu par Monsanto. L'amende a été ramenée en appel à 39 millions de dollars mais la condamnation a été confirmée.

En 2017, le glyphosate a été autorisé par l'Union Européenne pour une durée supplémentaire de 5 ans mais la polémique à son endroit se poursuit. En France particulièrement, elle s'invite même dans les débats autour du mouvement des gilets jaunes. 

Touché par le cancer

Le glyphosate, un outil indispensable

Cancérigène ou non?

La fondation contre le cancer s'est prononcé pour l'interdiction du glyphosate. Elle considère la molécule comme probablement cancérigène, tout comme le centre international de recherche sur le cancer, le Circ, dépendant de l'OMS. Toutefois, ce caractère cancérigène n'est pas avéré aux yeux de cette institution, tout comme aux yeux de la fondation. 

En sursis

L'Union Européenne a prolongé l'autorisation du glyphosate jusqu'en 2022, la France souhaite l'interdire. Les actions en justice contre Monsanto se multiplient. Il ne reste pas beaucoup de temps pour trouver une alternative au glyphosate soutenable par le secteur de l'agriculture avant la date fatidique de 2022. L'attention médiatique et publique autour de ce produit ne laisse pas précisément présager un renouvellement de l'autorisation. 
 

Articles recommandés pour vous