RTBFPasser au contenu

Football

Les adjoints de Tibor Balog coacheront Tubize-Braine lors du derby

Les adjoints de Tibor Balog coacheront Tubize-Braine lors du derby
17 nov. 2021 à 16:444 min
Par Philippe Bughin

Tubize-Braine est le second club de D2 acff à changer d’entraîneur durant les premiers mois du championnat 2021-2022. Tibor Balog n’a pas résisté à un bilan d’1 sur 18. Il explique que tout le monde s’est vu trop beau trop vite.

Le début de semaine n’a pas été facile pour la RU.Tubize-Braine le Comte. Mardi, la direction sportive du club fusionné, installé en D2 acff a pris la décision de se séparer de son entraîneur hongrois Tibor Balog, au lendemain d’une sixième défaite en championnat, 3-1 chez les Luxembourgeois de la RUS Givry. Le revers de trop puisque l’équipe reste aujourd’hui sur un bilan d’une unité sur dix-huit possibles et avec seulement quatre points de plus que le barragiste de la série, à la veille de se mesurer aux voisins de Rebecq, en derby, samedi soir.

"Nous n’avions aucun souci relationnel avec Tibor, justifie Olivier Langendries, directeur sportif du club brabançon, mais lorsque les résultats ne sont pas au rendez-vous, on sait que le premier fusible qui saute, c’est toujours celui lié au coach. On ne peut pas regarder la situation se dégrader sans essayer de changer quelque chose. L’objectif de la saison n’était pas de rivaliser avec la Raal dans la conquête du titre ou même participer au tour final, mais en groupant les forces de Tubize et du Stade Brainois, l’idée restait quand même de sortir bien davantage de bons matches et donc d’obtenir bien plus de points que les quatorze unités actuelles en douze sorties de championnat. Lorsque la Raal est venue au stade Leburton, il y avait plus de deux mille personnes dans les gradins, ainsi que deux cent cinquante repas VIP. Le potentiel est là, mais pour avoir du monde, il faut du spectacle et des victoires régulièrement. L’entraîneur a eu son lot de joueurs indisponibles, certes mais l’argument en question, il vaut aussi pour la plupart des autres équipes et entraîneurs de la série".

Tibor Balog remercié, le groupe actuel est désormais confié au T2 Mohamed Bouhmidi, aidé du T3 Damien Broothaerts, mais aussi le T4 Nicolas Boccadifuoco ainsi que l’entraîneur des gardiens Joseph Nguepenya Metagne.

Pour la suite de la saison si les résultats sont là ? "On leur a présenté la situation comme étant un intérim, enchaîne Olivier Langendries. Ce staff a entre ses mains déjà la gestion du derby face à Rebecq, ensuite on verra, tout est possible".

Y compris un retour aux affaires de Khalid Karama, qui compte quelques jeunes joueurs " amis " dans le noyau A de Tubize-Braine ? "Ce n’est pas à l’ordre du jour", dit encore le directeur sportif.

« J’étais d’abord l’entraîneur amené par Thierry Hazard… »

De son côté, l’ancien joueur et international hongrois, devenu entraîneur Tibor Balog se dit affecté par une décision qu’il n’attendait pas si soudaine. D’autant, fait-il remarquer qu’il lui semblait encore avoir son groupe derrière lui. "Bien sûr, avec de tels chiffres accrochés dans le dos, tu t’attends à peu près à chaque fois que tu rejoins le stade à te voir signifier l’arrêt de la collaboration. Je suis l’entraîneur amené au départ de la fusion par Thierry Hazard, peut-être pas celui apprécié par tout le monde parmi les décideurs de Tubize ? Y a-t-il eu unanimité pour me voir partir ? La réponse importe peu puisque le résultat est là. J’ai promis aux dirigeants de les quitter sans cracher dans la soupe. Il n’y a d’ailleurs vraiment pas de quoi le faire, mais c’est compliqué pour quelqu’un d’entier de taire plusieurs constats."

Pour l’ancien entraîneur de Wavre, La Louvière Centre, le Stade Brainois, Couillet ou l’Olympic de Charleroi, le groupe mis à sa disposition à la RUTB n’était pas aussi costaud qu’une préparation réussie, avec par exemple une victoire 2-1 en amical face à Liège ou une élimination de justesse (2-4) en coupe de Belgique à la mi-août face à la solide formation de Nat 1 du Patro Maasmechelen a fait croire à beaucoup d’administrateurs et sympathisants.

"La moitié de mon noyau vient de la dixième place du classement de D3 acff et tous les bons joueurs de Tubize ne sont pas restés sur place. Tubize-Braine, c’est beaucoup de petits gabarits. Il nous a souvent manqué de la taille, de la présence physique pour gagner les duels, comme lorsqu’on se mesure à un Givry par exemple. J’aurais souhaité davantage de relais sur le terrain. Naim Aarab est un bon joueur, mais trop gentil. Une forte personnalité comme Philippe Liard l’était par le passé à Tubize aurait fait du bien. Je le répète, nous avions bien entamé la compétition avec un neuf sur neuf. Nous avons accroché Meux et Solières à la maison, et aurions sans doute fait mieux avec moins de largesses défensives. Une fois certains titulaires sur le carreau, les remplaçants n’étaient pas souvent à la hauteur. Trop de matches avec trop d’erreurs individuelles dans tous les secteurs. Avec les défaites, le manque de confiance s’est installé.

J’étais coincé dans mes choix, avec les indisponibilités récurrentes. Oui, Ismaël Omari est à dix buts dans ce championnat, mais il n’est pas beaucoup aidé en attaque. Sandro Tardio, supposé être notre pivot attitré a connu de soucis de poids, Darryl Mukendi Hetula, touché au genou vient à peine de faire sa rentrée à Givry. Maxime Michel, Antonio De Bole, Mikail Deliboyraz, Amaury Patris et surtout Valentin Facchinetti se sont tous retrouvés plus ou moins longtemps sur la touche. Valentin s’est occasionné une très profonde déchirure lors du match contre Ganshoren, voici un mois. Mon ancien capitaine, personne intelligente endossait, c’est vrai ce rôle de leader, qui a fait défaut par la suite. Je ne vais pas jouer au Calimero, mais bien de circonstances défavorables ont contribué au mauvais classement du moment. J’ai bien sûr ma part de responsabilités. J’ai essayé différents systèmes de jeu, mais les nombreux changements n’ont jamais permis une bonne animation".

Articles recommandés pour vous