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Patrimoine

Les activités illégales concernant les biens culturels ont prospéré durant la crise sanitaire

Les activités illégales concernant les biens culturels ont prospéré durant la crise sanitaire

La crise sanitaire n’aura pas épargné le monde de l’art. Un rapport d’Interpol révèle que les activités illégales concernant les biens culturels ont prospéré en 2020. La fermeture des musées et les restrictions des déplacements à l’international n’auront pas freiné ce phénomène.

Ce rapport s’appuie sur les informations fournies par 72 pays membres de l’organisation internationale de coopération policière sur les infractions liées aux biens culturels, les arrestations et les itinéraires de trafic. Ainsi, 854.742 biens culturels ont été saisis l’an dernier, notamment des pièces de monnaie, des médailles, des peintures, des sculptures et des livres anciens. La plupart de ces objets ont été interceptés en Europe, comme ça a aussi été le cas l’année précédente.

Les crimes commis dans les musées ont diminué dans toutes les régions du monde, à l’exception des Amériques. La fermeture prolongée des musées et les autres restrictions liées à la pandémie ont très certainement limité les possibilités pour les criminels de voler des objets d’art dans les collections publiques.

Mais ça n’a pas empêché certaines effractions de haut niveau. Des cambrioleurs ont dérobé en mars 2020 trois toiles de maîtres anciens dans la Christ Church Picture Gallery à l’université d’Oxford. Quelques jours plus tard, un tableau de Van Gogh, "Le Jardin du presbytère de Nuenen au printemps", a été volé dans le musée Singer Laren aux Pays-Bas. Un cambriolage qui s’est produit, jour pour jour, 167 ans après la naissance du peintre néerlandais.

Les crimes commis dans les musées ont diminué dans toutes les régions du monde, à l’exception des Amériques. La fermeture prolongée des musées et les autres restrictions liées à la pandémie ont très certainement limité les possibilités pour les criminels de voler des objets d’art dans les collections publiques.

Mais ça n’a pas empêché certaines effractions de haut niveau. Des cambrioleurs ont dérobé en mars 2020 trois toiles de maîtres anciens dans la Christ Church Picture Gallery à l’université d’Oxford. Quelques jours plus tard, un tableau de Van Gogh, "Le Jardin du presbytère de Nuenen au printemps", a été volé dans le musée Singer Laren aux Pays-Bas. Un cambriolage qui s’est produit, jour pour jour, 167 ans après la naissance du peintre néerlandais.

Recrudescence des excavations illégales

Si les vols dans les musées ont globalement diminué, les fouilles illicites d’objets archéologiques ont, elles, vivement augmenté. Le phénomène est particulièrement marqué en Afrique (+32%), dans les Amériques (187%) et, surtout, en Asie et dans le Pacifique Sud (3812%).

Une grande partie des artefacts pillés lors d’excavations sauvages sont revendus sur Internet, et surtout sur Facebook. Cela fait des années que les chercheurs du Athar Project (Antiquities Trafficking and Heritage Anthropology Research) tirent la sonnette d’alarme quant à la prolifération de groupes privés vendant des antiquités volées ou déterrées. En septembre 2020, Athar Project dénombrait 120 groupes Facebook dont les membres contribuaient au trafic de biens culturels.

"La pandémie de Covid-19 a eu un impact important sur les malfaiteurs impliqués dans le trafic illicite de biens culturels, mais elle n’a en rien diminué la demande de ces objets ni la fréquence de ces infractions", a déclaré Corrado Catesi, coordinateur de l’unité œuvres d’art d’Interpol.

"Alors que les pays mettaient en place des restrictions aux déplacements et d’autres mesures contraignantes, les malfaiteurs ont été contraints de trouver d’autres moyens de voler, de procéder à des fouilles illégales et de faire passer des biens culturels en contrebande".

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