Energie

"Les 4,7 milliards de surprofits ne suffiront pas à nous tirer d’affaire", estiment Mathieu Michel et la FEBEC

Mathieu Michel : "Les 4 milliards de surprofits ne sont pas la solution miracle"

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4,7 milliards, c’est le montant maximal que la ministre fédérale de l’Energie, Tinne Van der Straeten (Groen) espère récupérer en taxant les surprofits des entreprises productrices d’électricité et de pétrole entre 2022 et 2023.

Et ce montant devrait directement aider les citoyens à faire face à la crise de l’énergie que la Belgique traverse actuellement. "Chaque euro de cette taxation sera pour les citoyens, les PME et les indépendants, c’est une certitude", affirme Gilles Vanden Burre, chef de groupe Ecolo à la Chambre. "Ce sera pour financer les mesures déjà réalisées et qui courent toujours mais aussi pour de nouvelles mesures."

Gilles Vanden Burre : "la taxe des surprofits profitera aux citoyens"

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Mais pour Marc Van den Bosch, le directeur général de la FEBEC (la Fédération Belge des Entreprises Electriques et Gazières), et l’adjoint au Premier ministre Mathieu Michel (MR), capter 4,7 milliards de surprofits est loin d’être la solution miracle.

"On comprend les difficultés des clients. Mais nous payions il y a deux ans en Belgique 3, 4, 5 milliards d’euros aux pays extérieurs pour notre gaz", indique Marc Van den Bosch sur le plateau de "QR le débat". "Aujourd’hui, c’est 30 milliards. Nous ne pouvons donc pas promettre aux gens que nous serons capables de réduire les factures des ménages, indépendants et entreprises avec les 4,7 milliards d’euros de taxes. C’est impossible, ce n’est qu’un dixième de la totalité de l’argent que nous perdons."

Marc Van den Bosch : "4 milliards de taxes de surprofits ne suffiront pas à réduire les factures"

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"Nous sommes déjà à près de 5 milliards d’euros de mesures prises et nous allons encore plus loin pour novembre et décembre avec des interventions forfaitaires dans la prise en charge des factures énergétiques", ajoute pour sa part Mathieu Michel. "On parle ici d’un montant entre le montant européen (180 €/MWh, ndlr) et le montant de 130 €/MWh qui va entre 1 et 4 milliards. Mais ce n’est pas la seule mesure qui va nous tirer d’affaire. Au vu de l’ampleur de la situation à laquelle on est confronté, ce n’est pas avec 1, 2, 3 ou 4 milliards qu’on réussira à passe le cap. Il faut des montants bien plus conséquents et nos finances ne sont pas faciles."

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