Alors on change !

Leo pas content de voir tous ces mégots par terre!

La première apparition de « Leo not happy », février 2016.

© Leonothappy

19 avr. 2018 à 14:30Temps de lecture1 min
Par Alors on change
En avril 2017, 120 000 mégots de cigarettes ont été récoltées par des bénévoles en collaboration avec la journée propreté de la ville de Bruxelles.
En avril 2017, 120 000 mégots de cigarettes ont été récoltées par des bénévoles en collaboration avec la journée propreté de la ville de Bruxelles. © DHF-Photo

Adel, étudiant en communication digitale et à l’initiative du projet "Leo not Happy" (en français : "Léo pas content") lancé en mars 2016, en avait assez de voir des déchets dans les rues de sa commune. Il  décide de créer le personnage de Leo, une dédicace à Leonardo Di Caprio, fervent défenseur de l’environnement, Leo est une boite blanche en carton arborant une mine désabusée devant les déchets. Ce samedi, Leo appelle un grand nombre de personnes pour l’aider à ramasser le plus de mégots de cigarettes à Ostende, Anvers, Bruxelles, Namur et Liège.

Leo, not happy ?

En février 2016, Adel  poste la première photo de Leo avec ce commentaire : " [BRUXELLES Métro] Je vous présente #LeoNotHappy (alias Leonardo) et il n'est pas content. Il souhaiterait que les humains cessent de jeter leurs déchets à tout va. Réaliserez-vous son souhait ?"

Après un long travail sur lui-même, son mode de vie, sa consommation… Adel décide de réagir. En mars 2016, il se lance : "Je voulais toucher les bruxellois et les belges à une problématique. Je voulais prendre un sujet qui concernait tout le monde et c’était relativement facile, parce que moi-même je ne voyais plus les déchets. Donc j’ai cherché un moyen de mettre en évidence ces déchets parce qu’ils étaient devenus complètement invisibles. C’est comme ça que Léo est né."

Dans un premier temps, l’objectif de " Leo not happy " était de sensibiliser la population avec des photos de Leo sur les réseaux sociaux. Peu après le lancement de la page Facebook, des citoyens l’interpellent en insistant : " Dénoncer c’est bien mais agir sur le terrain c’est mieux ! ". L’interpellation des citoyens a permis à " Leo not happy " de devenir un acteur de changement, résultat au premier ramassage : 100 personnes se sont mobilisées.

Le mégot un petit déchet ?

Quand les premières actions de ramassage ont commencé, la communauté de Leo se rassemblait pour collecter tous les déchets avec l’aide des communes. Au fil des actions, Adel a pris conscience de la quantité de mégots qui trainait dans les rues. " Une fois par an, je me focalise sur les mégots parce que c’est un petit déchet qui n’est plus considéré comme un déchet pour certains. Mais ils n’ont pas conscience que le filtre contient plus de 4 000 substances chimiques, pollue 500 litres d’eau et met plus de 15 ans à se dégrader dans la nature donc ce n’est vraiment pas juste un petit déchet. "


 

Leo s’interrogeant sur le futur de l’environnement.

Et les mégots, ils deviennent quoi ?

Tous les mégots ramassés sont rassemblés et envoyés pour une deuxième vie. Les mégots sont recyclés via une startup belge WECIRCULAR qui se charge de tout récupérer. Après les différents ramassages, elle envoie tous ces déchets vers une usine de recyclage en Bretagne qui transforme les mégots notamment en matériaux de construction.

Quels sont les projets de Leo ?

Cette année, " Leo not happy " s’associe avec Couleur Café afin de sensibiliser les festivaliers au ramassage de mégots, en les interpellant et en les informant. Stef Piccarelle, coordinateur logistique du festival, travaille depuis 20 ans dans l’organisation et insiste sur l’une des priorités du festival : " Tenir compte de notre empreinte écologique, c’est très important pour nous. On a mis en place différentes choses au fil des ans afin de réduire l’impact qu’un festival peut avoir sur l’environnement. " Collaborer avec " Leo not happy ", c’était presque une évidence.

Après le premier ramassage il y a deux ans, des nombreux citoyens européens et non européens ont eux aussi émis le désir de s’associer avec Leo. Adel préfère commencer par s’organiser : " j’ai décidé cette année de lancer une grande action dans plusieurs villes belges. Mais l’année prochaine, pourquoi ne pas collaborer avec d’autres villes comme Paris, Berlin, Amsterdam … "

Pour toutes les infos du ramassage de samedi 21 avril : rendez-vous sur la page de l’évènement Facebook.

Cindy Thonon

Portrait d'Adel, initiateur de l'opération "Leo not happy"

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

Inscrivez-vous aux newsletters de la RTBF

Info, sport, émissions, cinéma...Découvrez l'offre complète des newsletters de nos thématiques et restez informés de nos contenus

Articles recommandés pour vous