Le top des activités

Léguer son patrimoine ou devenir bénévole à la SPA de La Louvière : « chacun peut faire la différence »

Léguer son patrimoine ou devenir bénévole à la SPA de La Louvière : « chacun peut faire la différence »

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

23 nov. 2022 à 08:53 - mise à jour 23 nov. 2022 à 08:53Temps de lecture3 min
Par Aurore Peignois

Les différentes crises qui frappent notre pays ces dernières années n’épargnent évidemment pas de nombreuses associations qui viennent en aide aux animaux abandonnés. A la SPA de La Louvière et dans d’autres refuges, on dresse le même bilan : les coûts s’envolent, le nombre d’abandons ne cesse d’augmenter et aucune solution financière pérenne pour continuer leurs missions n’est sur la table. Pour palier le désinvestissement des différentes administrations, ces organismes de protection des animaux jouent d’ingéniosité pour boucler leur budget et garder la tête hors de l’eau.

En ce froid vendredi d’automne, la SPA de La Louvière ne désemplit pas. Le directeur et trois employés sont au four et au moulin pour gérer les aspects techniques, logistiques et administratifs de ce refuge associatif qui recueille, soigne et réconforte – avant de mettre à l’adoption – près de 1500 chiens et chats de la région, et ce chaque année.

Un constat qui attriste

© Tous droits réservés

" Aujourd’hui, nous avons exactement 39 chiens et 104 chats, tous ne sont pas tout de suite adoptables, mais concrètement nous sommes à saturation. Sans mauvais jeu de mot, actuellement, tous les refuges tirent la langue. Nous sommes soumis à un stress permanent depuis 2020, qui lié aux crises qui se succèdent avec aucun moment de répit. En fait, on est à saturation en permanence. Des gens veulent abandonner leurs animaux tout le temps, à tel point qu'on n'a plus jamais eu une seule place libre depuis l'automne 2020. Ça fait deux ans ", constate le directeur de la SPA, Gaëtan Sgualdino.

Comme la SPA de La Louvière n’est pas un très grand refuge, elle a dû s’adapter à ce flux permanent tout en ne pouvant pas toujours dire oui. " On a de la chance de travailler avec des familles d’accueil qui nous permettent d’accroitre le nombre de prises en charge, mais celles-ci restent extrêmement coûteuses. A côté de cela, on ne peut pas accueillir plus d’animaux que le nombre de places, on en refuse tous les jours. De plus, avec la crise actuelle, le prix des médicaments, de la nourriture (+40% en 1 an) et les coûts salariaux augmentent de manière inquiétante ", explique G. Sgualdino.

Les adoptions diminuent fortement mettant les structures sous tensions

© Tous droits réservés

De plus, les adoptions ont drastiquement diminué : de l’ordre de 30 à 40% de moins certains mois. " Ça nous inquiète vraiment, car le meilleur moyen de soutenir les refuges à l’heure actuellement c’est justement d’adopter, c’est vraiment primordial. Il n’y a pas d’euthanasie de convenance, donc le seul moyen d’avoir une place qui se libère c’est de procéder à une adoption ", rappelle le directeur.

Les refuges tentent de survivre grâce aux bénévoles, aux dons et aux ... testaments.

Puisqu’aucun refuge de Wallonie ou Bruxelles n’est subventionné pour son fonctionnement par l’état, il faut être inventif.

A La Louvière, le refuge s’appuie sur l’aide précieuse de près de 200 bénévoles qui viennent prêter main forte pour toute sorte de tâches quotidiennes, qu’il s’agisse de promener les chiens, nettoyer leur cage, répondre au téléphone, être famille d’accueil ou lever des fonds. " Forcément devenir bénévole dans un refuge, c'est offrir de son temps. Et ça a une valeur inestimable. Nos bénévoles, on les adore et ils sont précieux. On comprend qu’avec la crise, ce n’est facile pour personne. Pour aider un refuge comme le nôtre aujourd'hui, vous pouvez vous engager en devenant famille d'accueil, par exemple ou en devenant bénévole ici au sein du refuge, ou en aidant financièrement la structure, en parrainant l'association et en versant un petit montant chaque mois. Parce que, forcément, les moyens, c'est le nerf de la guerre et sans moyens et ne sait rien faire. De plus, être bénévole c’est surtout très satisfaisant. Vous pouvez changer la vie de plein d’animaux, en quelque sorte vous accomplissez des petits miracles au quotidien ", rappelle Gaëtan Sgualdino, directeur à la SPA.

A côté des levées de fonds et du bénévolat, un autre axe intéresse de près les refuges : l’héritage. " Vous pouvez décider de laisser votre patrimoine au refuge parce que clairement, les moyens manquent et qu’ils sont indispensables pour pouvoir sauver toutes ces petites bêtes. C’est un beau geste qui nous est très utile ", conclut Gaëtan Sgualdino.

Loading...

Articles recommandés pour vous