Jardins & Loisirs

Le Vivier d’Amarose, un jardin au fil du Samson

La rivière le Samson coule dans le jardin "Le Vivier d’Amarose".

© D.R.

15 mars 2020 à 12:00Temps de lecture1 min
Par Noëlla Chainnieaux

Le cours d’eau le Samson traverse ce jardin condruzien. Au gré des ponts, on passe de l’ombre à la lumière pour admirer des ensembles de vivaces et d’arbustes.
 

Bruno de Cartier est l’heureux propriétaire de ce jardin dans un val condruzien où tout invite à arrêter la course du temps. Classé Natura 2000, la grande particularité du jardin est la nécessité d’emprunter sans cesse les ponts jetés sur les biefs d’un ancien moulin et le Samson pour passer d’une zone à l’autre. Ce jardin de roses et de vivaces mélange les pastels avec les chants des cascades et des oiseaux est habité de fées à toutes les saisons.
Bulbes, pavots, hellébores, millepertuis, astrantias, roses anciennes, hydrangeas, heuchères côtoient les orchidées sauvages, les épilobes et les herbes folles des collines.

La démarche n’est pas seulement esthétique. Bruno est un passionné de biodiversité. Il a banni les pesticides et les engrais chimiques. Les yeux des visiteurs sont d’abord attirés par les massifs colorés, mais le jardinier favorise aussi la présence des orchidées sauvages, des primevères ou des fougères indigènes.

Le sous-bois du Vivier d’Amarose.
Le sous-bois du Vivier d’Amarose. D.R.

Alors que tant d’espace est disponible en pleine lumière, de part et d’autre des biefs et de la rivière, Bruno a choisi de ne pas oublier l’ombre.

Bruno de Cartier : "Aujourd’hui, on est dans un jardin sous les arbres. Mais il y a 20 ans c’était un terrain de tennis qui a été abandonné, revenu à l’état sauve et colonisé par les aubépines, les aulnes. On y a déposé les feuilles pendant des années et il y a quatre ans, on a planté un jardin d’ombre combinant des fleurs sauvages, des carex avec toute une série de plantes cultivars comme des hosta géantes, des grandes rodgersia, des astrances, des petits soleils."

Des tas de rondins ont été volontairement oubliés un peu partout comme un cadeau à la vie sauvage. Sous l’action des insectes et des champignons, les bûches deviennent de l’humus où s’installe la végétation.

Un jardin en constante évolution à visiter dans le cadre des Jardins ouverts de Belgique

La plante sous-titrée dans le reportage est Rosa ‘Laguna’

 

 

Un reportage à voir ce dimanche à 13h40 sur la Une et sur Auvio.

Jardins & Loisirs est disponible en version sous-titrée.

Le Vivier d’Amarose
Le Vivier d’Amarose D.R.

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