Les archéologues ont toutefois réussi à remonter une vingtaine de fragments de bois. Une datation a prouvé leur ancienneté, ils auraient plus de 300 ans. On sait également qu’il s’agit de bois exotique, de la famille des anacardiacées (dont font partie les manguiers ou les arbres qui portent les noix de cajou et les pistaches) qui ne poussaient, au 17e siècle, qu’en Asie. Ces morceaux pourraient donc bien provenir d’un navire construit à Manille à cette période.
La MAS pense avoir récupéré des parties de la coque inférieure du bâtiment, et du pont de la coque supérieure. Des analyses sont toujours en cours au Columbia River Maritime Museum d’Astoria. Scott Williams, président de la MAS, est presque certain que les fragments proviennent du Santo Cristo de Burgos, comme il l’a indiqué au Washington Post.
Nous sommes sûrs à 90% qu’ils le sont, mais il n’y a rien de définitif qui nous permette de dire qu’ils proviennent du navire disparu en 1693. Il y a une chance que ce soit une épave inconnue, mais elles sont faibles. L’explication la plus simple est que ces poutres font partie du galion.
Il espère qu’un de ses plongeurs pourra trouver une preuve encore plus tangible de l’identité de l’épave, comme un canon espagnol gisant sous le sable. "Ce serait vraiment excitant !" s’est-il exclamé.