Cyclisme

Le Tour de Grande-Bretagne, tremplin vers le Mondial pour Alaphilippe et Van Aert

Wout van Aert et Julian Alaphilippe

© Belga

Par AFP

Avant de défendre son titre aux Mondiaux de cyclisme sur route dans les Flandres fin septembre, Julian Alaphilippe peaufinera sa préparation lors du Tour de Grande-Bretagne, du 5 au 12 septembre, avec notre Wout van Aert, son dauphin à Imola l'an dernier, comme principal rival.

Vainqueur de l'épreuve en 2018, Alaphilippe emmènera une équipe Deceuninck-QuickStep ambitieuse, avec également Mark Cavendish, recordman des victoires d'étapes dans cette course (10).

"Le Tour de Grande-Bretagne sera ma dernière course avec le maillot arc-en-ciel que j'ai été si fier de porter pendant douze mois" et "une course parfaite pour moi avant les Mondiaux", a souligné le Français lors de l'annonce de sa participation.

Ce sera, en revanche, une première pour van Aert, récent médaillé d'argent de la course en ligne aux JO de Tokyo.

Le leader de l'équipe Jumbo-Visma a confié récemment au site spécialisé WielerFlits vouloir "choisir quelques étapes pour (se) tester".

Il faudra aussi surveiller Ineos Grenadiers qui envoie l'Anglais Ethan Hayter, récent vainqueur du Tour de Norvège et médaillé d'argent avec Matt Walls dans l'épreuve de Madison à Tokyo, ainsi que l'ancien champion du monde (2014) polonais Michal Kwiatkowski.

Le contingent belge en Grande-Bretagne est plutôt modeste avec, en plus de Van Aert, Xandro Meurisse, Jimmy Janssens, Tim Declercq et Yves Lampaert au départ.

Les huit étapes, sur un axe sud-nord des Cornouailles (sud de l'Angleterre) à Aberdeen (Ecosse), offriront un parcours sélectif et varié idéal pour ceux qui veulent se montrer ou se roder.

"Le parcours est l'un des plus durs des éditions récentes, avec beaucoup de bosses, des routes étroites et des ascensions chaque jour, ce qui rendra difficile de contrôler la course", a estimé le directeur sportif de Deceuninck-Quick-Step, Geert Van Bondt.

La première étape entre Penzance et Bodmin (180,9 km) commencera fort avec deux cols de catégorie 3 dans les 30 premiers kilomètres et un troisième aux deux-tiers de la course, alors que l'arrivée se jugera après une montée de 500 mètres avec des portions à 13%.

La deuxième (183,9 km) entre Sherford et Exeter proposera trois cols ardus de deuxième catégories mais le final pourrait convenir à des sprinteurs si leurs équipes travaillent bien.

Après une troisième étape galloise en forme de contre-la-montre par équipes de 18,2 km, la quatrième sera la plus longue de la course (210 km), avec deux cols de deuxième catégorie et deux de première, dont une montée finale de 1,9 km avec une pente moyenne de 9,8%.

La 5e entre Alderley Park et Warrington (152,2 km) semble promise aux sprinteurs, alors que la 6e, sur 198 km entre Carlisle et Gateshead sera un calvaire pour eux, avec trois cols de première catégorie.

La 7e étape amènera ce qu'il restera du peloton à Edimbourg, et pourrait à nouveau se décider au sprint, de même que l'arrivée finale, la plus septentrionale de l'histoire de la course, à Aberdeen, après un dernier effort de 173 km.

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