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Matin Première

Le top 20 des séries de l'année 2020

Le top 20 des séries de l'année 2020
29 déc. 2020 à 06:0014 min
Par Une chronique d'Himad Messoudi

C’était une belle année pour les séries télé. Guerre du streaming oblige, les nouveautés se sont bousculées tout au long de l’année, sur toutes les plateformes. Si la qualité n’a pas toujours été au rendez-vous sur la bonne cinquantaine de séries que j’ai pu voir cette année, voici un top 20 bien charpenté. Il y a certaines absences, parfois parce que c’était très mauvais (la saison 3 de Westworld), parfois parce que je ne l’ai pas vue pour diverses raisons (Unorthodox, Mrs America, zerozerozero, Normal People). Cette liste est, bien entendue, très subjective. Pas de hiérarchie (si ce n’est la première série) et il y en a pour tous les goûts. Attention, l’abus de (très bonnes) séries n’est pas dangereux pour la santé :)

Baron noir

Avec sa magistrale troisième (et dernière) saison, Baron noir entre au Panthéon des séries politiques de référence, avec The West Wing (A la Maison blanche), Borgen, Show me a hero ou The Wire. Le Baron noir, c’est Philippe Rickwaert (Kad Merad), un élu socialiste français qui a aidé à faire élire le président de la République. C’est un intrigant, avec toujours un coup d’avance sur ses adversaires, même quand il est au plus bas. Créée et coécrite par Eric Benzekri, un ancien du PS français, Baron noir nous propose une plongée dans les coulisses de la politique française, dans ses coups bas, comme dans ses envolées lyriques. La série est ancrée dans son temps (si on passe la situation du PS français), s’attaque et décrit superbement le populisme, les gilets jaunes, la montée des violences dans les rapports entre groupes sociaux, la dureté du monde politique. Et cerise sur le gâteau, Kad Merad est impeccable et contribue grandement à la très grande qualité de cette série.

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Better call Saul

Cinquième saison pour ce spin-off (série dérivée) de l’immense Breaking Bad. Dans Better call Saul (BCS), on suit Saul Goodman, ou plutôt Jimmy McGill (Bob Odenkrik), petit avocat minable écrasé par l’ombre de son grand frère, lui aussi avocat. Ne vous fiez pas à la bande-annonce de la première saison ci-dessous : si le ton est à la blague (et plutôt en phase avec le Saul Goodman qu’on connaît de Breaking Bad), la série ne tardera pas à s’aventurer vers le côté obscur de Jimmy McGill. Avec la même équipe aux commandes que la série-mère, l’écriture et la mise en scène restent aux petits oignons. Il est très agréable de retrouver ce bon vieux Mike (Jonathan Banks), Gus Fring (Giancarlo Esposito) ou Hector Salamanca (Mark Margolis). BCS leur offre la possibilité d’épaissir leurs histoires personnelles, et ce pour le mieux. Mais la vraie révélation de Better call Saul, c’est le personnage principal féminin, Kim Wexler (Rhea Seehorn). Celle qui est la petite amie de Saul n’existe pas dans Breaking Bad. Il y a donc tout un mystère autour d’elle. Mais surtout, Rhea Seehorn éclabousse de toute sa classe cette série. Plus les années passent et plus la femme est au centre de l’attention, à raison. La sixième saison, qui doit être diffusée en 2021, sera la dernière. Le nouveau Mexique nous manque déjà.

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Bosch

Pas du tout fan du "bingewatching" (ou "visionnage boulimique" en bon français), je dois bien admettre faire, chaque année, une exception avec Bosch. Adaptée des livres de Michael Connelly, cette série nous emmène à Los Angeles dans les pas de l’inspecteur Hieronymus Bosch. Avec Eric Overmyer et quelques acteurs (Jamie Hector et Lance Reddick), Bosch ressemble furieusement à The Wire, les aspects politiques et sociaux mis de côté. Le générique donne le ton : on est à LA et le flic en question est obsessionnel. La série a la bonne idée de faire participer Michael Connelly et c’est totalement fascinant, si vous avez lu les livres, de se concentrer sur le travail d’adaptation, le choix de maintenir tel ou tel personnage dans la série, l’action qui se déroule toujours à LA (dans les livres les plus récents, Bosch n’est plus au LAPD, limite d’âge oblige), etc. Les intrigues sont solides, le casting également. La 7e saison, dont la diffusion est attendue en 2021, sera la dernière. La sixième, mise en ligne en avril 2020, était (encore une fois) un petit bijou.

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The boys

Depuis la trilogie The Dark Knight et le lacement du MCU (Marvel cinematic universe), les super-héros ont envahi les salles de cinéma, avec plus ou moins de bonheur. En télévision, Netflix avait tenté le coup avec certains personnages Marvel secondaires, là aussi avec des résultats mitigés. DC, lui, propose des séries (Arrow, The Flash, Supergirl, Gotham, etc.) assez dispensables. Il faut dès lors regarder vers des comics bien moins connus de ce côté-ci de l’Atlantique et Amazon a fait le bon choix avec The Boys. On suit un groupe de garçons (et une fille) qui s’attaque aux Seven (les Sept), un groupe de super-héros bien sous tous rapports, connus du monde entier, qui font des films et vendent des céréales, en plus de nous protéger en tuant des méchants. Même si, plus qu’on ne le croit, les méchants, c’est parfois eux. Partant de ce twist, The Boys nous propose une histoire différente, bien plus sanglante que ne le permet habituellement le genre. La série est brutale (attention à la bande-annonce ci-dessous), mais aussi drôle et très attachante. La saison 2, diffusée à la rentrée, se révèle encore meilleure que la première. Et vu le succès mondial, une troisième est dans les tuyaux.

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Le bureau des légendes

C’est fini. Après cinq saisons, le bureau des légendes (BDL) ferme ses portes. Cette série d’espionnage produite par Canal + et créée par l’auteur et cinéaste Eric Rochant est tout simplement la meilleure série française qui soit. Ce bureau, c’est le département des services secrets français chargé d’envoyer des "clandestins" un peu partout dans le monde, seulement armé de leur "légende", leur fausse identité. Malotru (Mathieu Kassovitz) rentre de mission à Damas. Il est censé reprendre sa vie, abandonner sa "légende", mais ça sera plus compliqué que prévu.

Chaque année, le BDL tente (et parvient) à coller à l’actualité : djihadisme, Iran, Russie, tout y passe et tout fonctionne. Si les deux derniers épisodes de la série, que le créateur Eric Rochant a laissés à Jacques Audiard, ont suscité une certaine forme d’incompréhension d’une partie du public (dont votre serviteur), ils ne retirent rien à la qualité magistrale de BDL : récit, casting, mise en scène.

Les deux premières saisons sont à voir sur Auvio.

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The Comey rule

Mini-série absolument bluffante, The Comey rule revient sur un élément clé de la campagne présidentielle américaine de 2016 : les courriels d’Hillary Clinton et le rôle du FBI dans cette affaire. Sur les quatre épisodes de The Comey rule, deux sont consacrés à la campagne, et les deux autres à la relation entre le patron du FBI James Comey et le nouveau président Donald Trump. Diffusée aux Etats-Unis avec le scrutin de novembre dernier, The Comey rule nous permet d’entrer au cœur du système de pensée du futur ex-président américain. La mini-série résonne avec l’actualité du moment, le refus de Trump de reconnaître sa défaite. Jeff Daniels en Comey et Brendan Gleeson en Trump sont impeccables. Pour les fanas de politique, c’est incontournable.

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The Crown

Comme l’année dernière, impossible de passer outre The Crown. La série de Peter Morgan se rapproche, inéluctablement, de la période contemporaine. Nous voilà donc amenés à suivre "l’histoire d’amour" entre le Prince Charles et Lady Diana, ainsi que la relation entre la reine Elisabeth II et la Première ministre Margareth Thatcher. Très attendus, Emma Corin (Diana) et Gillian Anderson (Thatcher) se glissent parfaitement dans le moule The Crown. La série alterne bien politique et histoire personnelle, faits historiques et dialogues forcément inventés par Peter Morgan. Le reste de la série semble tellement authentique que tous les détails sortis de l’imagination de l’auteur sont pris pour argent comptant par une certaine partie du public. Au point où les autorités britanniques ont eu l’intention de demander à Netflix de rajouter un avertissement concernant l’aspect fictionnel de la série. Demande rejetée par le géant américain. On peut s’attendre au pire, venant de la Couronne, lorsque la série abordera la mort de Diana…

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Devs

Attention, frustration à prévoir. Devs n’a jamais été diffusée en Belgique (je l’ai vue grâce à un abonnement à MyCanal) et il n’existe, à l’heure actuelle, aucune sortie physique. C’est regrettable tant cette série écrite et réalisée par Alex Garland (Ex-Machina) est certainement la meilleure série de science-fiction de l’année. Devs, c’est l’histoire de Lily, une jeune femme dont le petit ami s’immole sur leur lieu de travail, une entreprise technologique de la Silicon Valley. Lily a certaines raisons de douter des conclusions du service de sécurité de l’entreprise. Devs débute comme une série policière, mais très rapidement, sa thématique émerge : il sera question de métaphysique, de déterminisme, de libre arbitre et de technologie. A des années-lumière du gloubi-boulga de la saison 3 de Westworld (qui évoque les mêmes thématiques), Alex Gerland offre un récit limpide, à la mise en scène classieuse au service d’une réflexion riche et puissante.

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La flamme

La flamme, c’est le nom d’un programme de téléréalité de type "Bachelor". C’est donc le pire de la télévision pour ce qui concerne la représentation des femmes à l’écran. Le génie de cette série signée Canal + et disponible sur BeTV, c’est justement d’avoir parfaitement repris les codes de ce type de téléréalité pour jouer avec, les dénoncer et surtout nous faire rire. Marc, le célibataire "qui cherche l’amour" est un crétin, un bouffon, et ce sont les femmes, les "prétendantes" qui lui volent la vedette, épisode après épisode.

Face à Jonathan Cohen, casting 5 étoiles : Leila Bekhti, Adèle Exarchopoulos, Florence Foresti, Ana Girardot, Géraldine Nakache, etc. En monsieur Loyal, Vincent Dedienne est lui aussi excellent. Tout n’est pas fin, tout n’est pas subtil, mais on rit de bon cœur.

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Giri/Haji

Une des pépites de l’année, passée totalement inaperçue l’hiver dernier, malgré tous mes efforts. Une histoire de meurtre à Londres va forcer un policier japonais à se rendre dans la capitale britannique à la recherche d’un tueur qui est son propre frère. Passé l’intrigue à première vue bien peu originale, Giri/Haji nous propose un récit entre Londres et Tokyo, entre Occident et Orient, entre la violence criminelle et le drame familial. Totalement fascinante, filmée avec grand soin, portée par des acteurs (surtout côté nippon) excellents, Giri/Haji est une série de très grande qualité.

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Le jeu de la dame

Enorme succès totalement imprévu de cette fin d’année, Le jeu de la dame (Queen’s gambit) a subjugué un nombre assez invraisemblable d’abonnés de Netflix : 62 millions de foyers ont regardé Le jeu de la dame un mois après sa mise en ligne. La série a été top 10 dans 92 pays, et numéro 1 dans 63. Et pourtant, bien que la série soit très bonne (Anya Taylor-Joy est parfaite, la mise en scène des échecs, sur le plafond ou lors des matchs, est superbe), on peut avoir quelques réserves sur l’absence de surprises d’un scénario cousu du fil blanc. Il n’en reste pas moins qu’il est très agréable de voir une jeune femme venue de nulle part défoncer, les uns après les autres, ces joueurs qui la prennent de haut.

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Last week tonight with John Oliver

Ce n’est pas une série, mais une émission d’information satirique diffusée sur HBO (et en France sur OCS/MyCanal). John Oliver est un comique britannique, vu dans la géniale Community, qui a également prêté sa voix à Zazu dans le remake live du Roi Lion. Entre février et novembre, et pour la septième année, John Oliver a disséqué un fait d’actualité dans un style fait de rigueur dans les sources et d’humour, parfois totalement absurde. Cette année, le tiers des 30 épisodes s’est focalisé sur le COVID-19. Un autre gros tiers s’est porté sur Donald Trump ou plus globalement la campagne électorale. Si John Oliver représente un point de vue biaisé liberal (dans l’acception américaine du terme) et si au fur et à mesure de la saison, la déprime semblait s’abattre chaque semaine un peu plus sur ses épaules à l’idée de voir Donald Trump rempiler à la Maison blanche, la qualité des informations et le pouvoir comique d’Oliver en font un show indispensable pour suivre, à distance, l’actualité américaine. Et les Emmy Awards ne s’y trompent pas : depuis la deuxième saison de Last Week tonight en 2016, John Olivier a remporté depuis tous le prix de la meilleure émission de talk.

Les "main storys" sont disponibles sur YouTube dès la fin de la diffusion de l’émission outre-Atlantique. Avec les sous-titres et un niveau d’anglais même moyen, vous devriez comprendre l’essentiel. N’hésitez pas.

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Lovecraft country

Une fois n’est pas coutume, on se laissera séduire par une série d’horreur fantastique. Lovecraft country, c’est, bien au-delà de la parfaite exécution d’un genre cinématographique pointu, l’histoire de la résilience noire, de la puissance au féminin, de l’héritage familial et culturel. Aux côtés de son oncle et de son intrépide amie Leticia, Atticus Black, jeune soldat passionné de littérature fantastique, parcours l’Amérique ségrégationniste des années 50 à la recherche de son père qui a mystérieusement disparu. Dans sa quête de vérité, notre trio découvrira l’existence de la magie et de monstres (sur) humains particulièrement impitoyables. Même si, pour cette équipe, le racisme systémique sera un adversaire autrement plus coriace à affronter. A la manière de Watchmen l’an dernier (lauréat de l’Emmy de la série dramatique et ma meilleure série en 2019), Lovecraft country aborde avec subtilité les questions raciales et de genre. Adaptée d’un livre de Matt Ruff, la série va plus loin que le livre grâce à l’autrice noire américaine Misha Green. La série est produite Jordan Peele, le réalisateur de "Get Out", et ça se sent.

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The Mandalorian

On doit avouer s’être posé quelques questions lorsque fin juillet dernier, The Mandalorian avait été nominé 15 fois aux Emmy Awards. Il y avait, dans le lot, beaucoup de prix techniques (la série en a remporté 7 au total), mais surtout une nomination pour la meilleure série dramatique, aux côtés de Succession, La Servante écarlate, The Crown ou Better Call Saul. Alors que la saison 1 de cette série Disney + était un bonbon agréable, sans guère d’ambition narrative, un petit western sympa, une nouvelle exploitation de l’univers Star Wars qui tenait la route, mais au contenu assez pauvre. La saison 2 était attendue sur un point : The Mandalorian pouvait-elle être autre chose qu’un attrape fan en mal de production LucasFilm de qualité ? La réponse est oui. Cette deuxième saison de The Mandalorian a parfaitement rempli son contrat : il est donc encore possible de créer une histoire intéressante, des personnages attachants, et même d’ouvrir de nouveaux horizons à la franchise créée par Georges Lucas au siècle dernier. Et de façon fort surprenante, The Mandalorian se hisse sans aucun problème parmi les meilleures séries de l’année.

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Our boys

Sortie dans nos contrées au tout début de 2020, dans une relative quiétude, alors que la série avait provoqué un séisme politique en Israël, Our boys (فتیان‎/הנערים) raconte l’histoire du déclenchement d’une guerre de sept semaines : la guerre de Gaza de 2014/l’opération Bordure protectrice. Le premier épisode nous ancre dans cette réalité : au fil de nombreux extraits de (réels) journaux d’information, nous suivons la recherche de trois jeunes Israéliens kidnappés par des membres du Hamas. Après plusieurs semaines, les trois jeunes sont retrouvés abattus. La population israélienne crie sa colère. Le lendemain des obsèques, un jeune Palestinien est à son tour kidnappé. Il sera brûlé vif. Our boys suit l’enquête sur la mort de ce jeune à travers les yeux de Simon, membre du Shabak (ou Shin Bet), l’agence de sécurité (contre-espionnage) israélienne. Qui a pu commettre ce crime atroce ? Personne ne veut croire à une responsabilité juive. La série nous emmène dans cette enquête incroyablement compliquée, entre méfiance de la police de quartier pour les déclarations des Palestiniens, pressions politiques, difficultés à enquêter dans les cercles ultraorthodoxes. Au milieu de ce champ de ruines, émargent deux personnages extraordinaires : Simon, l’enquêteur du Shabak, mélange fictionnel de plusieurs agents et Hussein, le père de cet enfant brûlé vif. Tous les deux sont exceptionnels tant ils refusent la facilité. Et sont à l’image de cette série : parfois difficiles à regarder, mais indispensables.

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The plot against America

Lorsque David Simon (The Wire) propose une série, il est quasi inimaginable qu’elle ne figure pas dans un top de l’année. En s’attaquant à l’uchronie de Philipp Roth Le Complot contre l’Amérique, David Simon ne fait guère mystère des liens qu’il tisse entre cette histoire d’une vedette devenue président xénophobe et populiste, proche des idées d’extrême droite qu’était Charles Lindbergh, avec l’actuel locataire de la Maison blanche (pour encore quelques jours) Donald Trump. Comme le livre dont la série est issue, l’histoire nous est contée à travers les yeux d’un jeune Philpp Roth et de sa famille pauvre du New Jersey. Dans le rôle du père Roth, l’excellent Morgan Spector, quand la mère est jouée par la remarquable Zoe Kazan et le rabbin Bengelsdorff par un super John Turturro. Sur six épisodes, David Simon nous emmène dans le quotidien d’une famille juive dont la citoyenneté est progressivement niée dans une Amérique politique qui ressemble à s’y méprendre à celle des quatre dernières années. On a connu Simon plus subtil par le passé, ça n’enlève pas grand-chose à cette série de grande qualité.

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Ramy

 

Plutôt beau gosse et drôle, Ramy est un jeune Américain d’origine égyptienne qui travaille dans une jeune start-up avec son meilleur pote, le très cynique Steve. Tout devrait aller pour le mieux, pourtant, Ramy sent que quelque chose ne tourne pas rond. Et le voilà lancé dans une quête spirituelle, lui qui est un musulman plutôt lambda, il veut arrêter de regarder du porno, va tenter le soufisme, bref, il se cherche et a du mal à se trouver, entre sa foi et l’"american way of life". Toutes en nuances, cette série nous change de l’imaginaire hollywoodien stéréotypé pour qui le jeune musulman est le plus souvent un terroriste. La série soigne également très bien les personnages secondaires : l’immense tristesse de l’émigration pour le père, le besoin d’affirmation de la mère, la vie placée sous le sceau du patriarcat pour la sœur, le quotidien d’une personne en situation de handicap, parfaitement représentée par Steve, à l’écran comme dans la vie et en prime, un gros beauf antisémite en guise d’oncle qui a le droit à quelque chose d’assez prodigieux à la fin de la saison 2, diffusée cet été. Une grande et belle série qui reviendra l’an prochain.

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Ted Lasso

Ted Lasso est Américain, ne connaît rien au soccer tel qu’il est pratiqué de ce côté-ci de l’Atlantique, mais accepte la proposition de la propriétaire d’un club de football de Premier league, qui ne souhaite rien moins que de voir couler l’équipe. Pas vraiment soutenu pas sa direction, moqué par certains de ces joueurs, les supporters et la presse, Ted Lasso s’en fiche. Il a cœur gros comme ça. Alors il va sourire, donner de la force à un subalterne maltraité, inspirer du bien. Cette série, sous des airs un peu absurdes, délivre un message de tolérance, d’entraide, de solidarité plutôt bienvenu en cette année 2020 un peu particulière.

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Tiny World

En explorant six écosystèmes (la savane, la jungle, une île, l’Outback australien, la forêt et le jardin), Tiny world est une série documentaire qui nous emmène aux quatre coins du monde dans la quête de l’infiniment petit. Vous n’aviez pas prévu de voir ces acariens grimper dans le bec d’un colibri pour pouvoir butiner, tranquille, dans une autre heliconia ? Ben, pareil et c’est absolument fascinant.

Ces acariens, comme cette toute mignonne musaraigne à trompe qu’on découvre dans le premier épisode, ces grenouilles de fraise qui s’affrontent pour un bout de territoire, ce diable cornu à l’incroyable technique d’hydratation face au cagnard australien, ces deux tamias en duel singulier ou encore cette drôle de croissance d’une vinule, chaque histoire semble plus étonnante l’une que l’autre. Et le tout devient totalement fascinant grâce à la réalisation tout simplement époustouflante. Certains de ces êtres vivants n’ont beau être pas plus grand qu’un pouce, nous les voyons plein écran, filmés comme jamais et on vibre littéralement avec eux. Tiny World plaira à tous les publics et même aux animaux (si j’en crois la réaction de mon chat face à la télé :-)

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