Monde

Le suivi psychologique des réfugiés venus de zones de guerre est essentiel

L'encadrement psychologique est essentiel pour les demandeurs d'asile

© THIERRY ROGE - BELGA

18 sept. 2015 à 07:38Temps de lecture1 min
Par A. L. avec R. Sadani

Quand on parle de l'accueil des réfugiés on pense souvent logistique : le nombre de lits disponibles ou le statut à leur accorder. Mais qu’en est-il de l'aspect psychologique ? La plupart des migrants qui arrivent en Europe portent dans leurs bagages peurs et traumatismes. Chez nous, les migrants qui arrivent bénéficient tout au plus de soins médicaux de base.

Il faut être demandeur d'asile en cours de procédure pour obtenir un soutien psycho-social. Selon Pascale De Ridder, psychologue au Centre Ulysse, un centre d'accompagnement de personnes exilées, c'est un service nécessaire pour assurer le suivi psychologique des migrants : "La difficulté, c’est que les prises en charge peuvent avoir lieu pendant où les personnes sont dans le dispositif de Fedasil. Mais dès que les personnes sortent du dispositif de Fedasil - et elles en sortent parfois très rapidement – il n’y a plus de possibilité. Et c’est là que des services comme le nôtre continuent la prise en charge, parce que le travail thérapeutique pour des personnes qui ont vécu des traumatismes ça prend du temps".

"Les personnes qui viennent d’arriver – les Syriens, les Irakiens, etc –, il faut se rendre compte que nous avons affaire à des personnes qui ont vécu des traumatismes collectifs : les traumatismes de guerre, de violences d’État, des persécutions collectives, etc. Ces traumatismes collectifs sont à traiter différemment que les traumatismes individuels" conclut Pascale De Ridder.

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