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Chroniques Culture

Le saviez-vous : le chromosome Y de Gengis Khan a été retrouvé chez 8% des hommes de l’Asie du Nord

Gengis Khan

0,5% de la population mondiale, c’est-à-dire un homme sur 200, descendrait du célèbre Gengis Khan. C’est ce que publie, en 2003, un groupe international de chercheurs et chercheuses dans l’European Journal of Human Genetics.

En analysant des échantillons de sang des différentes populations vivant dans et autour de l’ancien Empire, ils ont constaté que 8% des hommes étaient porteurs du même chromosome Y que le grand guerrier et conquérant.

L’héritage d’un vaste empire

Portrait imaginaire de Gengis Khan, Taipei, Musée national du Palais, XIVe siècle.

Avant sa mort, en août 1227, Gengis Khan avait réussi à unir les tribus de Mongolie et d’Asie Centrale pour former un large empire. Le plus vaste encore jamais existé, plus encore que celui de Napoléon !

Pour certaines populations, c’est aujourd’hui une véritable fierté de compter parmi les 16 millions d’hommes d’Asie centrale descendants du grand chef mongol.

Coup d’œil sur ce chromosome Y

Le chromosome Y se transmet comme un morceau d’ADN de père en fils, invariable sauf pour les cas de mutations aléatoires.

"Les chromosomes Y appartenant à des hommes différents varient légèrement. Une unité d’ADN sur 5.000 n’est pas la même", explique Tyler-Smith dans cet article de Guardian. "Mais lorsque nous avons examiné nos résultats, nous avons trouvé un groupe important qui ne présentait aucune différence […]".

La chercheuse, Tatiana Zerjal, révèle alors avoir trouvé l’empreinte génétique de Gengis Khan. Tous ces hommes partageaient un même ancêtre, ayant vécu entre 1162 et 1227"On a pensé à une blague", commente Tyler-Smith. Après avoir observé de plus près leurs résultats, l’équipe comprend que c’est la seule explication possible.

Comme explication, les chercheurs évoquent un fort succès reproducteur qui se serait transmis de génération en génération. Ainsi, ce chromosome Y a pu atteindre des fréquences très élevées.

S’il est probable que cette lignée ait commencé avant Gengis Khan, il y a plus de 1000 ans, force est de constater que le possesseur initial avait un avantage social conséquent sur les autres détenteurs de chromosomes Y.

On se rappelle les nombreuses conquêtes de Gengis Khan, qui tendant à confirmer cette hypothèse. À l’issue des conflits, les plus belles femmes du butin lui étaient réservées.

Gengis Khan n’est pas unique dans son genre : 11 séquences distinctes du chromosome Y ont été constatées dans la population moderne d’Asie. Parmi les 11 pères fondateurs d’Asie, un dirigeant chinois appelé Giocangga, mort en 1583, dont le petit-fils a fondé la dynastie Qing qui régna sur la Chine entre 1644 et 1912.

Comme pour Gengis Khan, seul un extrait de l’ADN de ce leader permettrait d'en avoir la pleine certitude. 

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06 sept. 2021 à 07:00
2 min

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