Le responsable de "L'abîme" sur la "Boum 2" : "Dès que la police a chargé, ça a commencé à être plus violent"

Le responsable de "L"abîme" sur la "Boum 2" : "Ils ont décidé de charger puis c'est là que ça a commencé à être plus violent"
01 mai 2021 à 20:05 - mise à jour 01 mai 2021 à 20:11Temps de lecture2 min
Par M.F. avec P.M.

C'était prévisible, après une première édition sous haute tension, la seconde organisation d'une "Boum" au bois de la Cambre a été le théâtre d'une intervention musclée de la police, malgré un événement qui avait débuté dans une ambiance plutôt festive. Pour Dave Monfort, créateur de l'événement Facebook à l'origine de ce rassemblement et responsable du site "L'abîme", c'est lorsque la police a entamé son avancée vers les personnes présentes pour faire la fête que l'événement a dégénéré.

Dave Monfort, créateur du site web "l'Abime" et initiateur de l'événement la "Boum 2"

"Le pari c'était l'intelligence collective", souligne cet analyste et programmeur de formation. Un défi qu'il estime que les participants à l'événement qu'il a initié sur les réseaux sociaux ont rempli, "non seulement pour le côté festif mais aussi pour tout ce qui était sécurité et propreté".


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Il raconte que c'est l'intervention policière qui l'a le plus surpris au fil de cette après-midi et soirée. "Nous avons nous-même écarté quelques personnes violentes qu'on avait clairement identifiées, on a été parler au commissaire pour lui dire qu'on avait identifié ces groupes et qu'il fallait les écarter. On n'a eu aucune réponse et cela ne les intéressait pas", regrette Dave Monfort. Il raconte qu'après ces quelques débordements remarqués par l'association qui a initié les événements, les forces de l'ordre ont laissé l'événement se poursuivre "pendant une heure ou deux".

"On ne sait pas être partout à la fois"

"Et après, il ont décidé de charger puis c'est là que ça a commencé à être plus violent évidemment", s'indigne-t-il. "C'est clair qu'il y avait quelques casseurs. Les casseurs qu'on avait identifié sont revenus dès que la police a commencé à charger, qu'il n'y avait plus aucun contrôle, qu'on ne savait plus communiquer." Dans cette cacophonie matérialisée par des jets d'autopompes et la fuite de nombreux fêtards qui ont obtempéré suite aux indications de la police qui a procédé à l'évacuation du parc, "ça partait dans tous les sens", se souvient le responsable du site "L'abîme".


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"On ne sait pas être partout mais quand tout était concentré au même endroit et qu'on avait plus ou moins le contrôle sur le rendez-vous qu'on avait proposé, à ce moment-là tout se passait bien. Dès que la police a commencé à charger, il y a eu des petits groupuscules qui se sont formés", conclut-il. 

À plusieurs reprises, les participants ont formé des "barrières" devant le matériel d'intervention des forces de l'ordre.
À plusieurs reprises, les participants ont formé des "barrières" devant le matériel d'intervention des forces de l'ordre. Hervé de Ghellinck

Les autorités regrettent que l'événement ait "dégénéré"

Du côté des autorité bruxelloises, le bourgmestre, Philippe Close a regretté les événements occasionnés lors de la "Boum 2". Il s'est toutefois félicité que "beaucoup de personnes ont entendu l'appel à ne pas s’y rendre". "Malheureusement ça a dégénéré à un moment donné et on a dû intervenir", a-t-il déclaré.

Plus tôt dans la semaine, le premier ministre Alexander De Croo avait qualifié les événements prévus au bois de la Cambre "d'événements organisés par certains avec un certain but et avec le but de déstabiliser". Il avait d'ailleurs invité les personnes tentées de se rendre au bois de la Cambre ce 1er mai à "ne pas tomber dans ce piège".

La Boum 2 / Intervention massive de la police

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