Le réchauffement climatique augmenterait le risque d'infections

Image satellite publiée le 28 avril 2010 par la Nasa montrant la hausse des températures dans l'Arctique entre 1981 et 2008

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19 févr. 2011 à 17:24 - mise à jour 19 févr. 2011 à 17:43Temps de lecture1 min
Par AFP

Ces recherches financées notamment par l'Agence fédérale des océans et de l'atmosphère (NOAA) américaine révèlent comment la montée globale des températures modifie les écosystèmes aquatiques en les rendant plus propices à la prolifération d'algues toxiques et de micro-organismes nocifs.

Ainsi une étude menée par Stephanie Moore, du Centre des océans et de la santé humaine du NOAA, prédit que la saison durant laquelle l'algue toxique "Alexandrium catocitenella" prolifère dans l'estuaire du Puget dans l'Etat de Washington (nord-ouest) va s'allonger.

Cette algue produit une toxine qui peut s'accumuler dans les coquillages. La consommation de ces fruits de mer contaminés peut provoquer des symptôme gastro-intestinaux et neurologiques plus ou moins graves et parfois mortels. La prolifération de ces algues durant des périodes de plus en plus longues aurait aussi des retombées économiques néfastes sur le secteur de la pêche. "Des changements dans la saison d'apparition de ces algues toxiques paraissent imminents et (nos modèles) montrent que nous pouvons nous attendre à un accroissement important de ces algues dans l'estuaire du Puget et d'autres écosystèmes similaires dans les 30 ans et peut-être même dans la prochaine décennie", a expliqué Mme Moore, lors de la conférence annuelle de l'Association américaine pour la promotion de la science (AAAS) réunie ce week-end à Washington. "Nos projections indiquent que d'ici la fin du XXIe siècle, ces algues pourraient commencer à apparaître jusqu'à deux mois plus tôt chaque année et persister un mois plus longtemps comparativement à la saison actuelle allant de juillet à octobre", a-t-elle ajouté.

Le réchauffement planétaire pourrait affecter la santé humaine dans les trente prochaines années, selon des modèles informatiques présentés samedi à Washington montrant qu'un climat plus chaud et humide engendre un accroissement des toxines et des bactéries.


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