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Le quotidien difficile des agents de gardiennage depuis le début de la pandémie

Image d'illustration.

Depuis le début de la pandémie, les agents de gardiennage voient leurs conditions de travail se détériorer. Chaque jour, ils doivent faire face à la mauvaise humeur des gens. Une humeur qui empire au fur et à mesure que l’épidémie perdure. Par exemple, dans les centres commerciaux, ils doivent désormais s’assurer que le public respecte les mesures sanitaires. Une nouvelle tâche qui ne plaît pas à tout le monde et certains réagissent même violemment.

Cette violence, Benjamin (prénom d’emprunt) la subit quotidiennement au centre commercial Rive Gauche à Charleroi, voici son témoignage.

Faire avec les mesures sanitaires

Depuis bientôt 5 ans, il arpente les allées de ce centre commercial. Un métier qu’il aime mais il avoue qu’il est plus difficile aujourd’hui qu’à ses débuts. La faute à la pandémie de Covid-19. "On l’a tous remarqué moi et mes collègues qui sommes sur le terrain, c’est plus difficile qu’avant, ça c’est sûr", dit-il.

Les mesures sanitaires se sont imposées dans le quotidien de tous les Belges et les agents de gardiennage sont souvent chargés de les faire respecter. C’est notamment le cas du port du masque. Benjamin passe ses journées à vérifier que les habitués du centre commercial le portent correctement. "C’est devenu quasiment 80% de notre travail et ça ne se passe pas toujours très bien car il y a des gens qui n’acceptent pas les mesures et nous envoie bouler. Il arrive aussi que les gens s’énervent et retournent leur frustration contre les agents de sécurité et ça, c’est vraiment le plus difficile".

Pas plus de plaintes

Un métier plus difficile avec même parfois des agressions physiques et pourtant les plaintes des agents auprès de la police sont rares. Benjamin l’explique : "Si à chaque fois que quelqu’un me pousse ou me menace de mort alors vous pouvez être certain que 2 ou 3 fois par mois je me retrouve au commissariat de police pour porter plainte. Mais je n’ai pas envie de passer des heures au commissariat tous les mois à cause de ça. Donc aujourd’hui, si on se base sur les plaintes des agents pour savoir si la violence à leur égard augmente, je pense que ce n’est pas la bonne méthode. Ça ne reflète pas la réalité de notre quotidien. Il ne faut pas baser là-dessus".

Benjamin assure qu’il veut persévérer dans ce métier qu’il apprécie. Il l’avoue, sa force, c’est d’arriver à faire le vide une fois chez lui et à profiter de sa famille. Une facilité que n’ont pas tous ses collègues ou d’autres agents ailleurs en Belgique. Des personnes qui souffrent parfois psychologiquement de cette situation.

De plus en plus d’agressions envers les agents de gardiennage

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