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Football

Le PSG : cette drôle d’histoire de l’âne qui trébuche toujours sur la même pierre

10 mars 2022 à 07:33Temps de lecture2 min
Par Lancelot Meulewaeter

Il y a eu 2017, et l’historique remontada catalane. Il y a eu 2019 et l’humiliation contre Manchester United. Il y aura désormais 2022 et le naufrage de Bernabéu. Trois fois, dans son histoire récente marquée du sceau de Qatar Sports Investments, le PSG a sombré en huitième de finale de Ligue des champions après avoir marché sur son match aller. Cette histoire d’une équipe qui s’écroule toujours au même écueil a son dicton populaire : celui de l’âne qui ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.

El Khelaifi en tête de mule

La tête de mule de cette débâcle collective est Nasser El Khelaifi. Plutôt attiré par ce qui brille, le patron du PSG a eu un appétit énorme en début de saison en transférant Gigio Donnarumma, Sergio Ramos, Achraf Hakimi, Giorginio Wijnaldum et Lionel Messi. Un mercato supposé faire grandir encore le club francilien dans le concert européen. Mais face à la Maison Blanche, aucun de ces joueurs n’a pu apporter l’étincelle pour plier le match alors qu’il était bien engagé (le PSG menait 0-1). Aucun n’a pu relever la tête lorsque celui-ci a concédé le but égalisateur, synonyme de point de bascule dans la rencontre. Donnarumma était directement incriminé sur le premier but du triptyque de Benzema, coupable d’une approximation qu’on lui connaît peu. Sergio Ramos était encore aux soins. Wijnaldum sur le banc. Hakimi peu en verve sur son flanc droit. Messi à nouveau pas décisif dans les chiffres malgré un match intéressant par ailleurs.

Comme souvent ces dernières années, le PSG aura empilé les stars, sans parvenir à souder son collectif. Ce collectif qui aurait pu permettre aux joueurs de lever la tête au but égalisateur et de se rappeler que, quelques secondes avant celui, ils étaient largement supérieurs aux Madrilènes.

Une faillite mentale

Comme en 2019, lorsque le PSG avait perdu le fil de son foot face à une équipe de Manchester United expérimentale, c’est d’une erreur de son gardien italien que le château de cartes s’est écroulé. C’était Gigi Buffon face aux Mancuniens, ce sera Donnarumma face au Real de 2022. Contre le Barça en 2017, c’est un but arrivé très tôt qui faisait vaciller les certitudes. Le match de mercredi soir disputé au Santiago Bernabéu restera un exemple ultime d’un poncif du football : il se joue avant tout dans la tête. Et à ce jeu-là, le PSG a prouvé qu’il avait n’avait toujours rien appris.

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