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Le promoteur du marché d'Amercoeur est-il en délicatesse avec son permis d'urbanisme ?

A l'avant-plan, les anciens ateliers du tram, en déshérence; à l'arrière plan, le supermarché dont le gros œuvre est quasiment terminé.
06 juil. 2016 à 14:16 - mise à jour 06 juil. 2016 à 14:16Temps de lecture1 min
Par Michel Gretry

Depuis février, les travaux du projet "Cornillon" ont bien avancé. Il s'agit de réhabiliter un chancre urbain, précédemment un dépôt des transports en commun puis "marché d'Amercoeur", et d'y installer des magasins et des logements. Les démolitions  sont achevées, et le promoteur, la société belgo-luxembourgeoise BMB a démarré les constructions.

Surprise: le supermarché Carrefour, qui doit s'implanter sur la parcelle, est pratiquement terminé, du moins pour le gros œuvre. Et pourtant, le permis d'urbanisme a prévu un phasage: pas question d'entamer le développement commercial avant que les deux bâtiments dits historiques qui doivent être sauvegardés et reconvertis, les ateliers et les bureaux, ne soient mis à l'abri. Or, ces deux édifices sont restés comme à l'abandon, ouverts à tout vent.

S'agit-il d'une infraction ? La Ville, qui a délivré les autorisations, ne se prononce pas formellement, mais affirme suivre l'évolution du chantier de près. La société BMB, de son côté, a une interprétation très libre de ses obligations: tant que le supermarché n'est pas ouvert, pas besoin de commencer à restaurer les deux vieux immeubles, ce qui reste programmé pour septembre. Et, avec les congés, les aménagements intérieurs du "Carrefour" ne devraient pas être opérationnels à ce moment. De quoi, quand même, susciter l'inquiétude quant à l'aspect de protection patrimoniale du site....

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