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Tour de France Femmes

Le peloton féminin impatient de s’élancer pour le premier Tour de France Femmes : "c’est ce qu’il nous manquait"

24 juil. 2022 à 04:46Temps de lecture2 min
Par Martin Weynants avec Audrey Degrange et Bastien Delbart à Paris

Le cyclisme féminin va ouvrir un nouveau chapitre ce dimanche à Paris. Le premier Tour de France Femmes va s’élancer sur les boulevards de la capitale française pour une course huit jours. A quelques heures des premiers tours de roues, les coureuses du peloton frémissent d’impatience et savourent ce moment historique.

"L’excitation", voilà le premier mot qui fuse des bouches des coureuses dès qu’on leur demande de résumer leur sentiment avant ce Tour de France Femmes. "Je suis très excitée à l’idée que nous ayons 'notre' Tour de France et je pense que je peux parler pour toutes les coureuses qui sont ici", lance Lotte Kopecky. Une excitation mêlée à "la nervosité" pour Marta Cavalli, 2e du récent du Giro. Une participation qui donne "des papillons dans le ventre" à son équipière à la FDJ-Suez, la Danoise Cecilie Uttrup Ludwig.

"Un grand pas pour le cyclisme féminin"

Toutes ont l’impression de vivre un moment important pour leur sport. "C’est un jour que nous attendions depuis si longtemps. Nous en rêvions. C’est l’un des gros temps forts de la saison. Ça va être une belle bagarre les 8 prochains jours. Le maillot jaune est tellement iconique Tout le monde sait ce qu’il représente et combien il faut travailler dur pour le porter. C’est vraiment un rêve. Quand les gens pensent cyclisme, ils pensent Tour de France. Maintenant nous pouvons participer et cela sera visible partout dans le monde. Je pense que c’est un grand pas pour le cyclisme féminin et un pas important", explique encore la championne du Danemark.

"Paris-Roubaix a déjà permis de faire un grand pas en avant l’année dernière mais le Tour de France c’est quand même le plus gros événement de la planète chez les garçons. C’est ce qu’il nous manquait", renchérit Evita Muzic. "Je pense que la première étape sur les Champs Elysées, ça va être vraiment exceptionnel".

"On a l’habitude de suivre le Tour masculin donc pour nous c’est quelque chose de grandiose", complète Aude Biannic. "C’est toute la médiatisation qui est autour qui rend cette course aussi importante. On a la chance de montrer notre sport, même à ceux qui ne le connaissent pas. C’est une grande opportunité pour nous de montrer que le cyclisme féminin est aussi intéressant".

"On est arrivé à un point où les gens ont envie de voir nos courses"

Malgré son expérience et son palmarès XXL, Annemiek Van Vleuten n’échappe pas au vent d’enthousiasme qui souffle sur le peloton. "Nouvelle course, nouvelle énergie, nouveau challenge", synthétise LA grande favorite de l’épreuve. "C’est l’un de mes grands objectifs de la saison avec les Classiques, le Giro et les Mondiaux. C’est la première fois qu’une course par étapes avec le nom Tour de France revient au calendrier. Cela la rend spéciale. Et bien sûr pouvoir être la première gagnante le serait aussi. Mais avant cela, il y a 8 journées difficiles qui s’annoncent. C’est important que les organisateurs du Tour de France pensent que c’est intéressant d’organiser une course pour nous. On est arrivé à un point où les gens ont envie de voir nos courses. J’en suis très fière. De ce point de vue, c’est une étape importante."

Comme toutes les cyclistes, Magdeleine Vallières a un jour fait face à cette réflexion : "tu fais du vélo, alors tu as fait le Tour de France ?" Dès demain, la jeune canadienne de 20 ans pourra répondre : "oui". Les 143 autres participantes au départ aussi.
 

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