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Le pellet aussi connait une flambée des prix

Le pellet aussi connait une flambée des prix

Il n’y a pas que le prix du gaz et de l’électricité qui flambent. Celles et ceux qui se chauffent au pellet ont également vu leur facture grimper. En cause : le bois qui se fait de plus en plus rare. La pénurie de granulés guette. Et ça ne va pas faire les affaires de Ghislain qui a choisi de se chauffer aux pellets. A la base, le poêle devait venir en complément de son chauffage central au mazout. Mais désormais, il l’utilise quasi exclusivement.

Grâce aux pellets, il peut chauffer toute sa maison pour moins de 600 euros par an. "Le soir on se chauffe avec les pellets et la chaudière n’est même pas en route… ou alors on laisse une base à 17 degrés avec les radiateurs." Mais même si le pellet reste très économique, son prix a également flambé : + 30% en à peine quelques mois. C’est du jamais vu ! "La palette à 285 euros livrée cet été est actuellement à 389 à l’entrepôt", explique Eddy Populaire, gérant d’une société de combustibles à Gilly.

Malgré ces hausses de prix, se chauffer au pellet reste une excellente affaire. Stanislas Malinowski est chauffagiste à Tamines. Il n’a jamais été autant sollicité : "Les gens me demandent des alternatives au gaz et à l’électricité. Et en général, quand je propose le pellet, ils prennent. Sauf peut-être pour les personnes âgées parce que le pellet demande un peu de manutention."

Cet engouement pour le pellet combiné à la rareté du bois fait craindre une pénurie. Les délais de livraison sont de plus en plus longs. Et signe qui ne trompe pas, selon Eddy Populaire, les fournisseurs étrangers ne lui font plus d’offres. "D’habitude on reçoit des offres de l’Est, de Lituaniens… Et là, rien !" Une tonne de granulés coûte donc ici 389 euros. Et à en croire les professionnels du secteur, ce chiffre devrait encore grimper.

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