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Le pape "disponible" pour se rendre en Irak "si nécessaire"

Le pape François salue les fidèles lors de sa visite à la basilique Sainte-Marie-Majeure à son retour de Corée du Sud, le 18 août 2014 à Rome
18 août 2014 à 19:05 - mise à jour 19 août 2014 à 06:422 min
Par AFP

Evoquant au cours d'une conférence de presse les différentes initiatives envisagées par lui-même et ses collaborateurs pour aider les communautés menacées par les jihadistes dans le nord de l'Irak, François a expliqué : "nous avons dit, si c'est nécessaire, à notre retour de Corée, nous pouvons aller là-bas". Mais "en ce moment ce n'est pas la meilleure chose a faire", a ajouté le pape.

"Nous avons pensé à diverses choses. C'était une des possibilités, je pense que je peux en parler", a-t-il poursuivi a l'adresse des médias, en répétant a deux reprises : "Oui je suis disponible, j'y suis disposé".

Le pape évoque pour la première fois la perspective de sa mort

Au cours d'une conférence de presse dans l'avion qui le ramenait de Corée du Sud, le pape de 77 ans, qui semblait en pleine forme, était interrogé sur sa popularité et le sentiment qu'elle faisait naître en lui.

"Je la vis comme une générosité du peuple de Dieu. Intérieurement, je cherche à penser à mes péchés, à mes erreurs, pour ne pas m'enorgueillir. Parce que, je le sais, ça durera peu de temps. Deux ou trois ans. Et puis, à la Maison du Père !", a-t-il lancé sur le ton de la boutade.

Jorge Bergoglio a dit vivre cette popularité "plus naturellement qu'au début", car initialement, elle "m'effrayait un peu".

S'il n'avait pas jusqu'alors publiquement parlé de sa mort, il avait, selon une source du Vatican, confié à des proches qu'il pensait n'avoir que quelques années seulement devant lui.

François a en outre, une nouvelle fois, mentionné l'éventualité d'une démission s'il ne se sentait plus en capacité d'assumer ses fonctions. Depuis celle de Benoît XVI en 2013, la démission d'un pape n'est plus "une exception", "même si ça ne plaît pas à certains théologiens", a-t-il à cet égard déclaré.

Il a rappelé que les évêques émérites (à la retraite) étaient une exception il y a 60 ans, et que maintenant c'était une pratique courante.

"Vous pouvez me dire : si un jour vous ne vous sentiez plus capable d'aller de l'avant, feriez-vous la même chose ? Oui. Je prierais et ferais de même. Benoît XVI a ouvert une porte qui est institutionnelle", a affirmé le pape.

Interrogé sur ses vacances cette année, François, qui ne prend jamais de congés hors du Vatican, a répondu qu'il les prenait "à la maison", à la résidence Sainte-Marthe où il vit.

"Je prends toujours des vacances, a-t-il assuré. Alors, je change de rythme. Je lis des choses qui me plaisent, j'écoute de la musique. Je prie davantage. Cela me repose. Une partie du mois d'août, j'ai fait ça. Cela me convient comme ça".

François a reconnu qu'il avait "quelques problèmes de nerfs. Il faut bien les traiter, ces nerfs. Leur donner du maté (thé argentin qui est plutôt un excitant, ndlr) chaque jour", a-t-il plaisanté.

 


AFP

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