RTBFPasser au contenu
Rechercher

Belgique

Le Non Marchand dans la rue ce jeudi à Bruxelles pour demander un réinvestissement dans les différents secteurs

02 juin 2022 à 13:10Temps de lecture2 min
Par Miguel Allo avec Fabien Van Eeckhaut et agences

Le personnel du Non Marchand a à nouveau manifesté ce jeudi matin à Bruxelles à l’appel des syndicats chrétiens francophone CSC et flamand ACV. Ils étaient environ 4400 travailleurs du non marchand, selon un comptage de la police de Bruxelles-Ixelles, et entre 5000 et 6000, selon une estimation des organisateurs, dans les rues de la capitale à demander un réinvestissement massif dans les secteurs des soins, du social et de la culture. Mais aussi plus de personnel, de meilleurs salaires et indemnités ainsi que de meilleures conditions de travail.

Plus de mains pour des soins plus humains

Des slogans comme "Plus de mains pour des soins plus humains" étaient visibles parmi les soignants. Des travailleurs du secteur de l’aide sociale et du handicap ont fait remarquer qu’ils n’avaient pas de multiples bras comme Shiva. Le message "La couche est pleine" était également arboré par du personnel dédié à la petite enfance. Des travailleurs du socioculturel ont eux déploré que leurs interventions ne soient pas considérées pas comme une contribution essentielle à la société.

Dans sa communication la CNE (la Centrale nationale des employés) explique que ce mouvement de grogne national a eu lieu alors qu'"en Région wallonne et au Fédéral, on finalise les Conventions collectives d’exécution des accords sociaux, et que donc, le personnel voit peu à peu se concrétiser les budgets libérés pendant la pandémie". Mais cela n’est pas suffisant et il faut massivement réinvestir dans le secteur dit la Centrale du syndicat chrétien.

Au Fédéral, 100 millions d’euros ont déjà été utilisés pour attirer des travailleurs d’autres secteurs vers la formation infirmière. Le même montant sera affecté à partir de 2022 à la prime de fin d’année, notamment. Mais le syndicat constate, par ailleurs, qu’une liste de mesures discutée au niveau d’un groupe de travail "attractivité" attend toujours un budget et qu'"annoncer une nouvelle réunion le 14 juin, sans les syndicats, ressemble fort à un nouveau coup de canif dans les relations entre le personnel et le Ministre Vandenbroucke".

Un secteur qui a assuré pendant la crise sanitaire

Le secrétaire national de la CNE, Yves Hellendorff a lors de la manifestation de ce matin ajouté que pendant la crise sanitaire "on a compris que les secteurs des soins, du social et de la culture étaient indispensables pour le bien-être de la société. On a mis des budgets supplémentaires et puis maintenant c’est fini, la crise est passée, il y a la guerre en Ukraine, il y a les indexations et donc on commence à avoir une pression budgétaire importante comme si on n’avait rien appris".

Selon le secrétaire national, il est question maintenant de mettre la pression sur les différents niveaux de pouvoir pour que "dans les budgets de 2023 et les suivants, chaque gouvernement prenne en compte la nécessité de revaloriser ces secteurs". Et d’ajouter que "tout le monde sait aujourd’hui qu’on rattrape le temps perdu dans les hôpitaux, que dans les maisons de repos il y a maintenant une pénurie de personnel soignant et dans les hôpitaux aussi. Dans le secteur de l’aide aux familles on paye les frais de déplacement avec de l’essence qui coûte énormément. Tous ces secteurs sont en difficulté".

Yves Hellendorff conclut : "La pénurie de personnel entraîne de mauvaises conditions de travail et les mauvaises conditions de travail ne rendent ni tenables ni attractives ces professions".

Notons que pour le secteur non marchand, cette journée est considérée comme un jour de grève.

Investigation du 25/05/2022:

Sur le même sujet

Non marchand à Bruxelles : l’action des syndicats a payé, le budget 2024 passe de 30 à 57 millions d’euros

Regions Bruxelles

Articles recommandés pour vous