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Le musée en plein air du Sart-Tilman : un musée ouvert par tous les temps

Le musée en plein air du Sart-Tilman

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Sur les hauteurs de Liège, soigneusement dissimulées entre les bâtiments universitaires du campus du Sart-Tilman, les œuvres monumentales du musée en plein air constituent un puzzle vivant, à admirer à toute heure et en toutes saisons !

Bientôt 50 ans d’histoire

En 1977, l’Université de Liège et le Ministère de la Culture s’associaient pour un projet unique en son genre : créer un musée en plein air, dont chaque pièce résistera aux affres du temps et aux aléas du climat. Jean Housen, le conservateur du musée depuis déjà vingt ans, nous décrit celui-ci comme un laboratoire d’art public. Pour lui, le musée en plein air du Sart-Tilman peut même être considéré comme l’ancêtre du " Street art ", chacune des plus de 100 œuvres installées sur le site étant représentative de l’histoire de la sculpture contemporaine en Belgique francophone depuis la création du musée.

Le musée en plein air du Sart-Tilman
Le musée en plein air du Sart-Tilman Thomas COENEN

Un musée ouvert en toutes saisons, 24 heures sur 24

Le musée en plein air du Sart-Tilman

Ici, pas de barrière d’entrée, pas de ticket à payer. Les visiteurs viennent se promener quand ils le souhaitent, en solitaire ou en famille, au travers des multiples parcours proposés au pavillon d’accueil. Un parcours pédagogique y attend aussi les enfants. Chaque œuvre est accompagnée d’une petite histoire, ou d’une anecdote, favorisant la culture et l’imaginaire des petits ou des plus grands. Se laisser aller à la découverte du musée, c’est aussi s’imprégner de la vie étudiante. Chaque jour, des milliers d’étudiants viennent suivre leurs cours sans parfois même se rendre compte qu’ils font partie à part entière de ce musée hors du temps.

Des sculptures qui changent au gré de la météo

Le musée en plein air du Sart-Tilman
Le musée en plein air du Sart-Tilman Thomas COENEN

Évidemment, l’été est propice aux visites. Le ciel ensoleillé rayonne sur des œuvres monumentales, fruits de l’inspiration des plus illustres sculpteurs belges et étrangers des quarante dernières années. Mais l’automne ou l’hiver réservent aussi de jolies surprises. Par exemple, prenons la jeune fille agenouillée de Charles Leplae. Cette réalisation en bronze datée de 1951 repose dans les bois avoisinants, au bord d’un étang. Lorsqu’il pleut, les gouttes d’eau ricochent sur l’eau en même temps que le visage de la jeune fille semble pleurer des larmes plus vraies que nature. C’est ça aussi, le musée en plein air, un musée vivant dont l’atmosphère variable offre aux visiteurs une expérience à chaque fois différente.

Un immense terrain de jeu

En effet, à travers les 700 hectares du domaine de l’Université de Liège au Sart-Tilman, il y en a pour tous les goûts avec les nombreuses œuvres en bronze, en métal, en bois et autres matériaux originaux. Là-bas, l’intégration et la créativité sont au centre du débat, et Jean Housen compte bien continuer à y faire de la place pour de nouveaux projets d’expérimentation artistique.

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