RTBFPasser au contenu
Rechercher

Monde

Le mouvement dit "convoi de la liberté" aux champs Elysées après le Canada et les Pays-Bas

Le mouvement dit "Convoi de la liberté" prend ses racines au Canada mais fait tache d’huile en Europe de l’Ouest.
12 févr. 2022 à 16:38 - mise à jour 13 févr. 2022 à 06:00Temps de lecture2 min
Par Marie-Laure Mathot

Ce samedi, des manifestations du mouvement auto proclamé le "convoie de la liberté" ont lieu en France mais également aux Pays-Bas et peut-être bientôt à Bruxelles. Les revendications ne sont plus celles des camionneurs canadiens (ni celles des camionneurs belges d’ailleurs) mais plus globalement, d’un mouvement qui revendique "ses libertés" et la fin des mesures sanitaires.

Certains sont allés jusqu'aux Champs-Elysées perturber la circulation, d'autres ont défilé dans les manifestations autorisées, mais les participants aux convois anti-pass, partis de toute la France, n'ont pas bloqué Paris comme ils le voulaient.

Vers minuit, les forces de l'ordre tentaient encore de disperser quelques dizaines de manifestants irréductibles près des Champs-Elysées, après avoir réussi à les repousser dans des rues adjacentes.

Plus tôt en début d'après-midi, plus d'une centaine de véhicules avaient rejoint cette célèbre avenue de la capitale, des automobilistes, certains désormais à pied, agitant des drapeaux ou scandant "liberté", alors que leur manifestation n'avait pas été autorisée. 

54 Interpellations

La situation s'est ensuite tendue: la place de l'Arc de Triomphe puis l'avenue ont progressivement été évacuées par les forces de l'ordre à coups de gaz lacrymogènes.

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a indiqué samedi soir dans un tweet que 337 personnes avaient été verbalisées et 54 interpellées par les forces de l'ordre à Paris.

Parmi elles, une figure emblématique des "gilets jaunes" Jérôme Rodrigues, en tant qu'organisateur d'une manifestation interdite par le préfet de police de Paris, selon une source policière.

La première fois que la RTBF vous en a parlé, c’était fin janvier, quand le mouvement autoproclamé du "Convoi de la liberté" au Canada bloquait le centre-ville d’Ottawa. Des camionneurs viennent de Vancouver pour faire savoir leur opposition à une nouvelle mesure qui les concerne : depuis le 15 janvier, les chauffeurs qui entrent au Canada depuis les Etats-Unis doivent être vaccinés pour éviter une quarantaine de 14 jours.

L'invité dans l'actu - Fiona Collienne, correspondante à Ottawa

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

Petit à petit et via les réseaux sociaux, le mouvement fait tache d’huile. L’extrême-droite américaine s’en mêle et réussit à transformer les revendications en mouvement antisystème plus global. Il reçoit le soutien de citoyens américains puis belges, français mais aussi hollandais sur les groupes consacrés aux "convois de la liberté".

Déclic

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

Sur le même sujet

Après Paris, une partie du mouvement dit "Convois de la liberté" en direction de Bruxelles: ils veulent échapper aux contrôles

Coronavirus

Manifestants dans le cadre du dit "Convoi de la liberté": ils ont grossi les manifestations mais sans bloquer Paris

Monde Europe

Articles recommandés pour vous