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Le ministre flamand Ben Weyts ordonne la fermeture de l'abattoir d'Izegem

Violences sur des animaux dans un abattoir à Izegem

JT 13h

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12 sept. 2017 à 09:47 - mise à jour 12 sept. 2017 à 13:00Temps de lecture2 min
Par T.M. et J-F. N. avec Belga

Après une visite de l'inspection flamande du bien-être animal, le ministre flamand compétent Ben Weyts (N-VA) a décidé ce mardi matin de fermer l'abattoir Verbist d'Izegem, dont des images de caméras cachées ont été dévoilées par l'ASBL Animal Rights.

Le porte-parole du ministre avait répercuté plus tôt la réaction outrée du ministre flamand du Bien-être, selon lequel "le chemin vers davantage de bien-être animal est fichtrement long".

"Avec ces images, nous avons d'une part constaté un manquement total sur le plan du bien-être animal et, d'autre part, un manquement avec les infrastructures, a réagi le ministre Weyts dans le JT de 13h de la RTBF. Il y a deux conditions à remplir : former le personnel et adapter les infrastructures. Sans cela, l'abattoir ne rouvrira pas."

"Plus de contrôles pour que celui qui n'obéit pas le sente passer"

Dans les abattoirs, des vétérinaires indépendants doivent en principe veiller au respect des normes sanitaires, mais aussi au bien-être animal. Mais c'est insuffisant, estime Ben Weyts qui, cet été déjà, a fait doubler le nombre d'inspecteurs sur le terrain en Flandre.

"Vous avez l'AFSCA et ce que l'on appelle des vétérinaires mandatés, mais ceux-ci se concentrent surtout sur la sécurité alimentaire. Ils doivent signaler les infractions au bien-être animal, mais, dans la pratique, ce système ne fonctionne pas. Nous devons nous en occuper au niveau des services d'inspection flamand. Cela veut dire que nous devons envoyer plus de gens dans les abattoirs, faire plus de contrôles, pour que celui qui n'obéit pas le sente passer."

Gaia réclame des mesures supplémentaires

Gaia a également réagi à la vidéo d'Animal Rights en réclamant des mesures concrètes qui vont dans le sens de ce qu'affirme ici Ben Weyts.

Parmi les mesures demandées, Gaia évoque la mise en place d'une unité spéciale d'évaluation, "pouvant exiger à tout moment l'obtention d'images vidéo afin de les analyser et de proposer des améliorations et des changements".

L'association de défense des animaux demande également au gouvernement flamand de "libérer les moyens nécessaires afin que des inspecteurs habilités contrôlent le processus d'abattage de chaque animal, et agissent efficacement dans chaque cas où des dysfonctionnements apparaissent". Si nécessaire, l'intervention des vétérinaires chargés de mission de l'AFSCA doit être demandée, poursuit Gaia.

Celle-ci plaide encore pour que soit interdite "l'utilisation de l'aiguillon électrique et de tout autre objet servant à martyriser un animal, tel qu'un bâton" ainsi que pour une "formation intensive" des travailleurs afin qu'ils manipulent correctement les animaux.

L'association souhaite enfin que chaque abattoir installe des caméras pour filmer le processus d'abattage.