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Le meurtrier de Laure Nobels condamné à 14 ans de prison

Laure Nobels

© Photo familiale

14 déc. 2016 à 14:23 - mise à jour 14 déc. 2016 à 14:23Temps de lecture1 min
Par RTBF

La 22e chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné, mercredi après-midi, Zain L. à une peine de 14 ans de prison. Le jeune homme de 21 ans a été reconnu coupable de meurtre sur sa petite amie, Laure Nobels, commis en 2012, à Neder-Over-Heembeek. Elle avait 16 ans au moment des faits, lui en avait 17.

En décembre 2014, la chambre jeunesse de la cour d'appel de Bruxelles avait décidé de se dessaisir du cas de Zain L. et de le renvoyer devant une juridiction pour adultes, autrement dit en correctionnelle, puisque, depuis l'adoption de la loi "Pot-pourri II", publiée en février dernier, plus aucun crime commis par un mineur dont le tribunal de la jeunesse s'est dessaisi ne peut être renvoyé aux assises. 

Le 9 mai 2012 vers 16h, Zain L., alors mineur d'âge, avait étranglé sa petite amie, Laure Nobels. Les faits s'étaient déroulés chez le jeune homme, dans la chambre de ses parents, à Neder-over-Heembeek, tandis que sa mère se trouvait au rez-de-chaussée.

Selon l'enquête,  Laure Nobels avait découvert des SMS dans le GSM de son petit-ami, Zain L., laissant à penser qu'il la trompait. Une dispute avait éclaté entre eux et Zain L. avait étranglé Laure Nobels.

Le jeune homme avait dans un premier temps affirmé que Laure avait crié, l'avait insulté, et qu'il avait donc uniquement voulu la faire taire. Puis il avait affirmé qu'il avait en réalité voulu "arracher la vie" à sa petite amie, parce qu'il sentait qu'elle allait le quitter.

Le tribunal a tenu compte de la gravité des faits mais aussi de l'attitude du jeune auteur après ceux-ci.

Ce n'est pas Zain L. qui avait appelé les secours mais bien l'un de ses amis. Ce dernier l'avait rejoint, puis le frère de Zain L. et enfin leur père. Les secours n'avaient finalement été appelés que près de deux heures après les faits.

Le tribunal a également tenu compte d'un manque de remise en question du coupable, de son manque de respect pour la vie d'autrui, du fait qu'il était uni avec la victime par des liens sentimentaux, du jeune âge de celle-ci, et enfin de la personnalité inquiétante du jeune homme, en particulier avec les femmes.

Le tribunal a néanmoins pris en considération le jeune âge du déclaré coupable et ses efforts pour se réinsérer socialement.

 

 

 

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