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Le Lycée Provincial de Soignies cherche des apprentis tailleurs de pierre

Devenir tailleur de pierres, et pourquoi pas ?

© Daphné Fanon

Le Lycée Provincial des Sciences et des Technologies (LPST) de Soignies propose une formation atypique aux élèves de secondaire : celle de tailleur de pierre. Un métier qui n’est pas forcément populaire auprès des jeunes et qui, pourtant, a besoin de mains d’œuvre.

Car ce métier est tellement rare que sur le marché du travail, il y a plus de demandes que de candidats. Pour cette raison, le Lycée Provincial des Sciences et des Technologies de Soignies propose à ses élèves de se former à cette discipline.

"On propose une formation de deux ans, avec une période de stage et deux jours d’école par semaine. L’idée est d’avoir un mix entre avoir un pied sur le terrain et avoir un encadrement pédagogique", explique Sonia Dupont, directrice de l’établissement.

Tailleur de pierre, un métier de passion pourtant peu populaire

Les tailleurs de pierre travaillent sur différents types de chantiers : rénovations du patrimoine, cimetières, bâtiments ou design… Il s’agit d’un métier très diversifié. "On change tous les jours de poste de travail et on apprend tous les jours", affirme Fabien Deghorain, tailleur de pierre et formateur. En d’autres termes, les tailleurs de pierre travaillent les matériaux pour les transformer en un produit fini.

Et grâce aux nouvelles technologies, le métier évolue. C’est un métier d’avenir : "Il faut remplacer régulièrement le personnel. Et à l’heure actuelle, les tailleurs de pierre sont tout le temps à la recherche de jeunes à former", ajoute Fabien Deghorain.

Fabien Deghorain, tailleur de pierre et professeur.
Fabien Deghorain, tailleur de pierre et professeur. © Daphné Fanon

Le problème, c’est que le métier de tailleur de pierre est peu populaire auprès des jeunes. Résultat : les inscriptions sont actuellement insuffisantes que pour pouvoir ouvrir la filière. Il manque six élèves pour pouvoir l’entreprendre.

Je fais donc appel à six jeunes motivés pour rallumer l’étincelle.

"Pour le 1er octobre, si on veut pouvoir ouvrir cette section au sein de notre établissement, il nous faudrait six élèves. Je fais donc appel à six jeunes motivés pour rallumer l’étincelle, et créer un parcours scolaire dans une orientation qui les conduira vers une belle carrière", ajoute la directrice du LPST.

L’impopularité de ce métier pourrait s’expliquer par plusieurs raisons. La première, c’est que le métier est très peu connu, à l’inverse de certains autres plus classiques tels que maçon, électricien ou encore plombier.

Une autre raison, selon la directrice de l’établissement, c’est la désinformation : "Je pense que les jeunes ne sont pas toujours informés des débouchés de certains métiers", nous dit-elle, souvent moins nombreux que pour ce métier de passion.

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