RTBFPasser au contenu

Le guitariste Earl Slick, épisode 2

guitar story
12 janv. 2021 à 21:052 min
Par Laurent Debeuf

Alors, après la parution de l’album ''Station to Station'', et malgré la très bonne entente qui s’était développée entre David Bowie et Earl Slick, les routes de ces deux musiciens prirent néanmoins des directions différentes. Celui qui fut 'l’instigateur' de cette séparation c’est Michael Lippman. En effet, Lippman était le manager de Bowie à l’époque mais, dans le dos de ce dernier, il proposa à Slick un contrat solo avec le label Capitol Records – qui déboucha sur ''The Earl Slick Band'', le premier album solo du guitariste sorti également en 1976 – ce que David Bowie perçu comme une véritable trahison.

En 1980, c’est au côté de John Lennon que travailla Earl Slick. Une collaboration que l’on retrouve sur l’album ''Double Fantasy'' et qui, malheureusement, s’interrompit après l’assassinat de John Lennon sur lequel nous étions précisément revenus, pour ses 40 ans, au début du mois de décembre. Il faudra attendre jusqu’en 1983 pour que les routes d’Earl Slick et de David Bowie se croisent à nouveau.

 

Earl Slick on Playing with David Bowie and John Lennon

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

Cette année-là, David Bowie était en train de préparer la tournée de l’album ''Let’s Dance'' et pensait embarquer Stevie Ray Vaughan avec lui sur toutes les dates de la tournée. Néanmoins, des problèmes de drogues, écartèrent ce bluesman de génie (qui pourtant jouait à merveille) car cela risquait de mettre l’ensemble de la tournée en péril. Après un apprentissage intensif de la set-list, Earl Slick était donc de retour à bord. Mais cela ne fut que pour cette tournée et, hormis quelques collaborations de temps à autre, c’est vraiment aux débuts des années 2000 que Slick revint complètement dans le giron du 'Thin White Duke'.

(1983) David Bowie / Fashion - Let's Dance

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

Tout d’abord sur le titre ''Conversation Piece'', ensuite sur la tournée de l’album ''Heathen'' et, depuis, ils ne sont pratiquement plus quittés. Earl Slick, en compagnie de Gerry Leonard (alias Spooky Ghost), fut de tous les albums et tournées restantes jusqu’à ''The Next Day''. Après la disparition de David Bowie en 2016, et toujours avec Gerry Leonard, ils ont continué à rendre hommage au 'Aladine Sane' en s’associant avec le projet "Celebrating David Bowie".

A Bowie Celebration Earl Slick

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

Depuis les années 2000, Earl Slick a également étoffé sa carrière solo avec des albums, lives et studios, dont le dernier en date est ''Zig Zag'', sorti en 2003. Un opus sur lequel on relève de très belles collaborations, comme celle de Robert Smith des Cure, et bien sûr David Bowie, himself, qui fut invité pour interpréter la chanson ''Isn’t It Evening (The Revolutionary)''.

David Bowie & Earl Slick - Isn't It Evening (The Revolutionary )

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

Dans son arsenal, bien qu’Earl Slick ait joué, et joue encore, sur pratiquement tout ce qui existe en termes de guitares électriques, on y trouve deux Gibson Les Paul Standard : une Cherry Sunburt, et une noire, chacune équipé d’un vibrato Bigsby. Une Les Paul Classic à deux pans coupés, une Epiphone Jorma Kauken (très semblable à une Gibson ES 335) également dotée d’un Bigsby et sur laquelle il a monté des micros Humbucker DiMarzio, une ESP, et aussi la réédition Ampeg Dan Armstrong, ces fameuses guitares transparentes dont le micro est interchangeable.

Mais les plus emblématiques sont certainement ses Framus Earl Slick Signature, avec une paire de micros P-90 et, encore une fois, un vibrato Bigsby, mais aussi, les guitares de sa propre marque 'SLICK'. Des reproductions de Startcoster, de Telecaster, Les Paul, etc. Toutes des entrées de gamme aux prix très doux.

www.slickguitars.com

Earl Slick on his guitar collection

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

Et un second sur son matériel de scène dont son pedalboard qui est, somme toute, assez rudimentaire mais qui inclus notamment le prototype d’une Octa-Fuzz, portant également sa signature, et qui est produit pour la vente en partenariat avec la marque Daisho.

DAVID BOWIE GLASTONBURY, 25 06 2000 GOLDEN YEARS

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

Sur le même sujet

Articles recommandés pour vous