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Le Grrrand Roman-Feuilleton de l'Automne : "Du Rififi à Germinnes", épisode 25

"C’est l’union qui fait la force, pour autant que chacun tire quelque chose de satisfaisant de la coalition"
21 déc. 2020 à 13:00Temps de lecture2 min
Par Camille De Rijck

Résumé des épisodes précédents : Amédée de la Patulle etc., sous la perruque d’Ursula Tartinauchoko, réunit les prétendants au trône de Germinnes pour trouver un accord. Une brillante idée est trouvée : jouer l’écharpe mayorale au strip-poker…

Episode 25

Une partie qui n'a pas eu l'effet escompté...
Une partie qui n'a pas eu l'effet escompté... searagen - Getty Images/iStockphoto

La vision des petites fesses blanches de Jacques Martin gambadant joyeusement dans la nuit Germinnoise avait fini de faire rire tout le monde.

Au fond, déclara Wilhermine, nous avons eu tort de nous monter les uns contre les autres et nous avons oublié la devise de Willy.

- Quelle devise ? demanda Gregory auquel il ne restait plus que sa culotte et une chaussette.

Wilhermine rajusta son paletot tout en battant son jeu de cartes truquées ("Ne sors jamais sans tes cartes truquées" in Willy Vertegenbroeck, Trucs et astuces pour gagner une élection communale, Ed. RTBF Liège – épuisé) elle s’éclaircit l’épiglotte et déclara :

C’est l’union qui fait la force, pour autant que chacun tire quelque chose de satisfaisant de la coalition.

Echange de recettes dans les fourrés, aux petites heures de la nuit
Echange de recettes dans les fourrés, aux petites heures de la nuit Westend61 - Getty Images/Westend61

Ainsi rattrapèrent-ils Jacques Martin nu dans les fourrées où déjà il avait fait la rencontre d’un mandataire hongrois – lui aussi nu comme un vert – et qui s’était mis en tête de lui expliquer comment cuire la vraie goulash, celle des steppes centrales.

Sur ces entrefaites, Jacques Martin fut rhabillé et installé au milieu des siens dans la salle communale.

Le futur échevin à la vie gay du temps du confinement
Le futur échevin à la vie gay du temps du confinement PETER KOHALMI - AFP

Bon. Partageons le butin. Jacques, tu veux quoi ?

Jacques – on le sait – aimait encore bien les nains de jardin et demande l’échevinal aux parcs et forêts. Gregory ? C’était le monde de la nuit qui l’intéressait : échevinal aux fêtes et aux orgies gréco-romaines. Adeline reprendrait les finances et la culture et Wilhermine devint bourgmestre.

- Attendez donc, hurla un barbu hirsute nu de dedans les buissons, et moi ?

C’est vrai qu’on l’avait oublié lui. Passionné de galipettes et de valeurs familiales. On pourrait lui confier le CPAS, mais ce serait un peu glauque.

- Et si pour être modernes on te sortait du placard et qu’on te nommait échevin à la vie gay du temps du confinement ?

- Krapatchouk ! Hurla de joie le député hongrois.

Tout était bien qui finissait bien. Sauf que tout ceci devrait encore être validé par le ministre-président.

- Tous à l’Elysette ! dirent-ils.

 


Comment Hugues Dayez décrira-t-il la réunion avec les Hautes Autorités ? Réponse demain à 14h

Pour retrouver le fil – bien emberlificoté - de cette histoire en lisant les épisodes précédents


"Du rififi à Germinnes"est une tragédie politique au temps d’élections incertaines sur fond d’épidémie.

A raison de 4 épisodes par semaine, Camille De Rijck et Hugues Dayez ont décidé de mettre à profit le temps du confinement pour créer un feuilleton à lire, sous la forme d’un cadavre exquis. Rendez-vous les lundi, mardi, jeudi et vendredi à 14 heures sur le site RTBF Culture pour connaître la suite de leur récit rocambolesque.

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