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Belgique

Le groupe GBL ne sera pas poursuivi pour financement d'une entreprise terroriste en Syrie

Une assemblée générale du Groupe Bruxelles Lambert, le 25 avril 2017.
17 févr. 2022 à 12:13Temps de lecture1 min
Par Belga

Plus de quatre ans après les perquisitions menées au sein de la holding cotée en bourse Groupe Bruxelles Lambert (GBL), le parquet fédéral a décidé de ne pas mener à son encontre des poursuites pour financement d'une entreprise terroriste en Syrie. Le dossier est cependant toujours traité devant la chambre des mises en accusation après qu'une partie civile a demandé un complément d'enquête, selon des informations relayées jeudi par le quotidien De Tijd et confirmées par le parquet fédéral.

LafargeHolcim, holding actionnaire majoritaire de Lafarge Cement Syria, sa filiale accusée d'avoir financé des groupes djihadistes en Syrie dont l'organisation État islamique pour maintenir son activité en pleine guerre, a été mise en examen en France pour "complicité de crime contre l'humanité", "financement d'une entreprise terroriste" et "mise en danger de la vie" des anciens salariés de l'usine de Jalabiya, dans le nord de la Syrie, il y a plusieurs années.

Le parquet fédéral, tout comme les autorités françaises, enquêtait sur un éventuel financement d'un groupe terroriste par le cimentier en Syrie. Le groupe aurait versé à des groupes terroristes d'importantes sommes d'argent en 2013 et 2014 pour maintenir en activité sa cimenterie dans le nord de la Syrie. GBL était un important actionnaire de LafargeHolcim avec plus de 9% du capital.

En novembre 2017, les enquêteurs de la police judiciaire fédérale (PJF) avaient effectué des perquisitions au siège bruxellois de la société GBL, appartenant à l'homme d'affaires belge Albert Frère. Des perquisitions avaient également été menées auprès du PDG de GBL, Gérard Lamarche, ainsi que le gendre d'Albert Frère, Ian Gallienne.

L'entreprise encourt toujours une condamnation pénale en France. Du côté de la Belgique, le parquet fédéral a estimé qu'aucune poursuite ne devait être menée. Une partie civile dans cette affaire a toutefois demandé un complément d'enquête. La chambre des mises en accusation devra se prononcer sur ce point prochainement.

 

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