RTBFPasser au contenu

Crise grecque

Grèce: plan d'austérité approuvé, nouvelles manifestations ce samedi

Grèce: plan d'austérité approuvé, nouvelles manifestations ce samedi
10 févr. 2012 à 23:02 - mise à jour 11 févr. 2012 à 11:442 min
Par AFP
"Il y a eu une approbation unanime" de l'accord qui sauvera la Grèce d'un défaut désordonné en mars, a précisé le bureau du Premier ministre Lucas Papademos.

L'agence semi-officielle Athens News Agency (ANA) a indiqué que l'accord a été soumis au Parlement pour qu'il se prononce dimanche par un vote.

Un accord sur les mesures d'austérité exigées de la Grèce par l'Union Européenne et le Fonds Monétaire International (FMI) avait été atteint dans la semaine, selon Lucas Papademos, mais le plus petit partenaire de la coalition, le parti d'extrême-droite Laos, s'est retiré du gouvernement vendredi pour protester contre les mesures projetées.

Les partenaires de la Grèce au sein de la zone euro lui avaient signifié explicitement cette semaine qu'elle devait consentir des mesures d'austérité supplémentaires pour que soient débloqués des prêts décidés dans le cadre du premier plan d'aide de 171 milliards de dollars en suspens depuis octobre.

L'aide européenne est indispensable pour qu'Athènes puisse éviter la faillite le 20 mars lorsqu'elle devra rembourser près de 14,5 milliards d'euros de dettes arrivant à maturité.

Les mesures d'austérité ont provoqué des mouvements de protestation et deux grèves générales cette semaine.

Le Premier ministre grec a mis en garde vendredi contre un risque de "chaos incontrôlé" en Grèce sans accord sur le plan d'austérité, après la démission de six ministres opposés aux mesures de rigueur exigées par l'UE et le FMI.

Lucas Papademos a prévenu que la Grèce se trouvait dans "un moment de responsabilité historique".

"Je suis pleinement conscient que ce que vous devez décidez est douloureux", a-t-il ajouté à l'adresse des responsables politiques, toutefois "la faillite de la Grèce n'est pas une option que nous pouvons nous permettre".

"A bas le chantage de la Troïka"

Environ 2000 personnes, selon la police, ont commencé à se rassembler samedi dans le centre d'Athènes pour la seconde journée consécutive de manifestions auxquelles ont appelé les principaux syndicats grecs contre le nouveau plan de rigueur.

Les manifestants se massaient en milieu de journée sur la place Syntagma, épicentre de toutes les mobilisations depuis le début de la crise grecque, et plusieurs cortèges affluaient des rues adjacentes.

"A bas le chantage de la Troïka", "Ils ruinent nos vies", proclamaient des banderoles de manifestants fermement encadrés par plus de 2000 policiers qui ont bouclé le centre-ville.

Les rassemblements interviennent dans le cadre d'un appel à une grève générale de 48 heures lancé jeudi par les principales centrales syndicales grecques en réaction aux nouvelles mesures d'austérité demandées à la Grèce par ses bailleurs de fonds.

Vendredi, environ 7000 personnes ont participé à une première vague de manifestations dans la capitale grecque. Des incidents se sont produits entre quelques groupes de manifestants qui ont lancé des pierres et des cocktails Molotov contre la police, laquelle a riposté en tirant des gaz lacrymogènes.

De nouveaux rassemblements doivent avoir lieu dimanche en fin de journée alors que les députés seront réunis au parlement pour voter le principe du nouveau plan de rigueur sans lequel la Grèce ne se verra accorder aucune aide supplémentaire de ses créanciers et risque la faillite fin mars.

AFP

Articles recommandés pour vous