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Le gaz russe et le casier judiciaire de Merkel

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Les jeunes se sont souvent désintéressés de l'Europe. Quand j'évoque l'Europe, je ne vise pas notre continent ou sa population. Je pense plutôt à l'Europe institutionnelle.

Nous en avons tous fait l'expérience à l'occasion de l'une ou l'autre discussion. Lorsqu'on disait à ces jeunes que l'Union européenne nous avait évité la guerre en réconciliant des anciens ennemis mortels comme la France, l'Allemagne ou la Grande-Bretagne, ces mêmes jeunes avaient tendance à hausser les épaules, vu que la guerre, c'était toujours ailleurs qu'en Europe. Avec la guerre à nos portes en Ukraine, les mêmes ont compris que la parole des plus anciens n'était pas vide de sens.

L'Ukraine nous rappelle que la paix n'est pas une situation garantie, elle reste fragile, il faut donc la chérir et ne pas la considérer comme allant de soi. D'ailleurs, l'Europe a encore montré son utilité la semaine dernière. Alors que nous allons partir bientôt en vacances, la Commission européenne a été chargée de nous éviter un hiver sans gaz en jouant la carte de la coopération. Exactement comme du temps du COVID, avec l'achat groupé de vaccins. A vrai dire, nous n'avons pas le choix. La Russie a déjà réduit - momentanément dit-elle et pour des raisons techniques - la livraison de gaz à 12 pays de l'Union européenne. Personne n'est dupe et les Allemands sont passés en mode alerte de niveau 2 sur une échelle de 3 niveaux.

Oui, l'Europe est entrée dans une course contre la montre pour atteindre un niveau de stock en gaz de 80% pour d'ici le 1er novembre 2022...

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