Tour de France

Le Covid s’invite sur le Tour de France : "Ça pend au nez de tout le monde, il faut juste croiser les doigts" explique Philippe Gilbert

Présentation des coureurs du Tour de France

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30 juin 2022 à 06:17Temps de lecture1 min
Par Sylvain Rouquet

C’est un des points chauds de l’actualité cycliste ces derniers jours et semaines : le Covid a fait son retour au sein des pelotons et a déjà écarté de nombreux coureurs, que ce soit au Tour de Suisse mi-juin ou au Tour de France, alors que ce dernier ne débute que ce vendredi.

Les organisateurs de la Grande Boucle ont remis en place une série des protocoles pour tenter de limiter les contagions. Du côté des coureurs, présents jeudi soir pour la traditionnelle présentation d’avant-départ, on voit cela avec philosophie ou inquiétude, c’est selon. "Il y a eu beaucoup de cas et d’abandons sur le Tour de Suisse, plus de tests, gestes barrières renforcés" explique Hugo Houle, le coureur d’Israel-Premier Tech. "Mais ça va bien aller, pas d’inquiétude."
"On ne peut pas faire grand-chose donc pas de stress, la course est déjà assez stressante" ajoute Jasper Stuyven. Le Belge est accompagné dans sa vision des choses par Guillaume Martin "Bizarre de reprendre toutes les mesures après avoir relâché mais important de le faire pour ne pas avoir de regret" ajoute le Français.

Kobe Goossens, l’unique Belge de l’équipe Intermarché – Wanty – Gobert Matériaux est de son côté plus inquiet. "Tout le monde a peur, mais nous sommes habitués de porter un masque et à suivre les règles mais si tu dois avoir le covid, tu l’auras…" Malgré cela et toute l’attention qui l’on peut porter aux gestes barrières, personne n’est réellement à l’abri. "Il y a d’abord le gros stress des tests" déclare Philippe Gilbert. "Mais ça pend au nez de tout le monde, il faut juste croiser les doigts."

Car au final, la covid pourrait ruiner en quelques secondes une année de préparation pour les cyclistes qui ambitionnent un classement général ou un maillot distinctif. "On doit l’avoir en tête comme depuis deux ans et faire attention parce que ça peut ruiner des ambitions" termine Romain Bardet, qui n’oublie pas qu’en dehors du sport, de nombreuses personnes sont gravement touchées par la maladie. "Il y a encore des hospitalisations et des gens pour qui c’est dur…"
 

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