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La couleur des idées

Le confinement selon François Cusset : malin génie ou vilain mot ?

Le confinement selon François Cusset : malin génie ou vilain mot ?

Le confinement ressemble à un méchant coup de génie : camoufler les incapacités de l’État, boucler l’espace public, interrompre le mouvement social, imposer des formes de contrôle à domicile qui font triompher le capitalisme numérique. Pourtant, au contraire des suivants, le premier confinement (qui a concerné au printemps 2020 plus de 4 milliards d’humains) fut aussi une scène de vérité, une expérience à la fois commune et solitaire radicalement inédite, peut-être décisive pour l’avenir.

À condition d’interroger d’autres génies que les vautours de la pandémie : les farfadets de l’insoumission, les djinns du voisinage, les anges du ciel intérieur, les vapeurs, enivrantes ou terrifiantes, d’un moment passé hors du temps – tous génies incités à surgir enfin, à la faveur de cette stupéfiante interruption de tout que les modernes avaient dite impossible.

En neuf variations enlevées, neuf histoires écrites en neuf genres, ce livre explore ce qu’il nous est arrivé de neuf pendant le premier confinement. Des humeurs incertaines, des initiatives curieuses et de l’étrange soulagement qui se firent jour, une force se dégage qui nous projette au-delà de la pandémie, de la crise, de la peur : dans un monde enfin vivable.

François Cusset est historien, professeur à l’université de Nanterre. Il s’est notamment fait connaître pour ses travaux sur la French Theory, ainsi que sur ses études sur la vie des idées depuis les années 1980. Il a publié de nombreux ouvrages parmi lesquels Les Jours et les jours (P.O.L., 2015) ou Le Déchaînement du monde : Logique nouvelle de la violence, (La Découverte, 2018)

Un entretien à suivre ce samedi 3 avril dès 11h ci-dessous

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