Evénements Classic 21

Le concert de Muse à Amsterdam : Classic 21 y était !

© © Benoît Bouchez

24 oct. 2022 à 06:27Temps de lecture2 min
Par Laurent Debeuf

Dire que chaque sortie d’album pour Muse, et les concerts qui s’ensuivent sont des évènements est un euphémisme. Qui plus est quand il s’agit d’une tournée dite " de petites salles ". En effet, des salles limitées à des capacités de 2000 places, même si pour beaucoup d’artistes cela représente déjà une consécration, pour Matt Bellamy et sa bande, habitués à des stades, cela reste des " petites salles ".

Cette poignée de concerts " intimistes " a été imaginée par le groupe après le plaisir pris lors des shows caritatifs donné en mai dernier à l’Apollo Theatre de Londres. S’en sont donc suivis quatre concerts aux Etats-Unis et ici, c’est trois rendez-vous prévus pour l’Europe qui s’entamaient ce soir et qui comptent Amsterdam, Paris, et Milan.

Le premier concert européen qui s’est donc déroulé hier soir au Théâtre Royal Carré d’Amsterdam fut, de fait, un sacré évènement pour le public présent, qui comptait notamment un des membres du fan-club belge de Muse.

Un évènement abrité par un écrin de luxe car, en effet cette salle datant du XIXe siècle, bordant l’Amstel au cœur de la capitale des Pays-Bas, et ayant accueilli des artistes tels que : Joséphine Baker, Sammy Davis Junior, les Jackson Five, ou encore Kate Bush, apparaît comme une bâtisse étincelante quand on s’en approche.

Une fois à l’intérieur, on se croirait un peu au Cirque Royal, si ce n’est que la capacité y est plus vaste. Malgré tout, il aurait été impossible d’y ajouter un quidam de plus tellement c’était bondé. Le contraire eut été étonnant.

© Benoit Bouchez

Dans la foule, attendant joyeusement l’arrivée des 4 musiciens sur scène, clignotaient çà et là quelques paires de lunettes modèles " Simulation Theory ". J’ai même vu passer un couple travesti en Spiderman… Je cherche toujours le rapport avec le concert.

Bref, c’est à 21 heures qu’était annoncée l’entrée en scène, et nos trois mousquetaires, plus le claviériste/percussionniste/guitariste Dan Lancaster, y prirent place, sans intro et sous les cris généreux de la salle, à 21h08.

Pas de light show spectaculaire, juste quelques spots, et les leds de la basse de Christopher Wolstenholme virevoltants comme des lucioles installèrent l’ambiance tandis que le band ouvrit son set avec "Will Of The People", plage titulaire du nouvel album.

© Benoit Bouchez

Grosse surprise en revanche dès le deuxième titre car on a pu y reconnaître "Assassin", morceau rarement interprété en live, et qui laissait imaginer encore d’autres surprises du genre.

Malgré le son et l’énergie qui furent énormes, sur ce spectacle d’une durée d’une heure quinze, nous avons principalement eu droit aux extraits du nouvel album, additionnés de hits incontournables auxquels se sont mêlées des improvisations somptueuses, sur "Space Dementia" par exemple – encore un titre souvent absent des lives – et aussi quelques clins d’œil. Tantôt à Rage Against The Machine, tantôt Jimi Hendrix dont le riff de "Foxy Lady" s’enchaînait à merveille avec la fin de "Supermassive Black Hole".

Un show à la hauteur de ce que l’on en attendait et un parfait " warm up " pour la grosse tournée annoncée pour 2023 et dont un passage est d’ores et déjà prévu le premier juillet dans le cadre du prochain Rock Werchter.

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