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Belgique

Le communautaire s'invite dans la mission princière en Australie

Le communautaire s'invite dans la mission princière en Australie

La farde de presse reprend un dossier du Financial Times consacré à la Wallonie et dans lequel le ministre wallon Jean-Claude Marcourt (PS) évoque le risque représenté par la succès de la N-VA sur les investissements étrangers.

Les propos du ministre tenus dans le cadre de ce dossier fâchent les patrons flamands. Du côté de la Voka (patronat flamand), on affirme ainsi que les Régions n'ont rien à gagner à se faire concurrence. Du côté de l'Unizo (classes moyennes flamandes), on s'interroge sur la "valeur ajoutée de cet article pour les entreprises wallonnes et bruxelloises venues en Australie".

Jean-Claude Marcourt, ministre de l'Economie et du Commerce extérieur, affirme pour sa part ne pas avoir demandé que cet article figure dans la farde mais il assume ses dires. Il se défend par ailleurs d'avoir financé ce dossier plutôt élogieux pour la Wallonie, alors que le président honoraire de la FEB, Rudi Thomaes, avait laissé entendre que la Wallonie y aurait mis de sa poche.

Jean-Claude Marcourt réagit: "J'ai toujours indiqué que je n'appréciais pas le combat nationaliste ; le nationalisme est quelque chose que je n'aime pas, je le répèterai toujours, je pense que c'est un repli sur soi, je suis profondément régionaliste parce que je veux le développement des 3 Régions du pays mais dans le cadre d'un Etat fédéral.

Et je pense qu'il y a là quelque chose à répéter, il faut absolument éviter le repli sur soi et au contraire, favoriser l'ouverture à l'autre.

C'est un thème qui ressurgit en pleine mission en Australie, un peu étonnant ?

Très simplement, vous savez, il suffit d'une phrase et quand on est à l'étranger, une phrase est prise et elle est tout de suite polarisée et augmentée dans notre pays, un élément qui est mineur dans une mission princière, devient un élément majeur en Belgique parce qu'on le ressort de ces circonstances. Remettons les choses ici dans l'ordre. Nous travaillons, toutes les entreprises, wallonnes, bruxelloises et flamandes ensemble pour améliorer la situation économique de notre pays."

Françoise Gilain en Australie

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