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Regions Liege

Le centre de soins de Moresnet va se développer en partenariat avec le privé

Ce projet réunit des partenaires privé et public.

Le centre de soins Saint-Joseph de Moresnet est connu pour sa maison de repos et de soins spécialisée dans l’accueil de résidents plus difficiles à gérer (pathologie neurologique, démence précoce, comportement dérangeant, handicap profond) et pour son unité de soins palliatifs. Des services abrités désormais dans un nouveau bâtiment. Restait à affecter l’ancienne structure, datant de 1907. Des travaux vont être entrepris pour y implanter de nouveaux services, mais aussi pour y accueillir très rapidement une polyclinique plus développée.

Un partenariat a été conclu entre l’intercommunale Inago, qui gère notamment le centre de Moresnet, et le réseau de santé Move, qui regroupe le groupe santé CHC et les hôpitaux d’Eupen et de Saint-Vith. Un partenariat avec des objectifs à très court et à moyen termes : " Dans l’immédiat, c’est-à-dire dès le mois prochain, on va dynamiser la polyclinique. Ça veut dire concrètement : 1, augmenter le nombre de disciplines médicales qui consultent ici à Moresnet ; 2, augmenter les plages de consultation ; et 3, veiller à une accessibilité aux structures techniques, notamment la radiologie. A moyen (2 ans) et long terme, il y aura un centre de remise en forme cardiologique et un centre de remise en forme oncologique. Dans un temps plus éloigné, nous avons le projet de développer des lits permettant d’accueillir des patients sous ventilation mécanique. Aujourd’hui, ça se fait en hôpital, mais ce type de soins serait prodigué de manière plus utile dans une structure plus légère comme une maison de repos ", détaille Xavier Drion, président du conseil d’administration du réseau Move.

A cela s’ajoute aussi la volonté de développer une structure de soutien et d’écoute dédiée aux personnes confrontées à un cancer. Ce projet a aussi pour vocation de jeter des ponts : " Premièrement entre le secteur public (Inago est une intercommunale) et le secteur privé et associatif (réseau Move), et le deuxième pont est plutôt linguistique avec la Communauté germanophone et la partie francophone ", précise Davina Houbben, présidente du conseil d’administration d’Inago.

Des ponts d’autant plus forts que les consultations à la polyclinique pourront se faire en français et en Allemand, voire pour certaines en néerlandais.

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