RTBFPasser au contenu
Rechercher

Le candidat de Trump éliminé de la course à la tête de l'agence des migrations de l'ONU

Ken Isaacs, candidat à la tête de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), à Genève en Suisse le 19 mars 2018
29 juin 2018 à 05:44 - mise à jour 29 juin 2018 à 05:44Temps de lecture1 min
Par AFP

Le prochain directeur général de l'agence de l'ONU pour les migrations ne devrait pas être Américain, pour la première fois depuis les années 1960, alors que le candidat controversé par Donald Trump a été éliminé vendredi de l'élection.

Le poste de directeur de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), une agence dont les Etats-Unis sont l'un des principaux contributeurs avec les Européens, a été occupé depuis la création de l'institution en 1951 par un Américain, avec une seule exception de 1961 à 1969 avec le Néerlandais Bastiaan Haveman.

Mais à l'issue du troisième tour de scrutin, le candidat américain Ken Isaacs, dont les propos polémiques sur les musulmans semblent avoir terni son image, est arrivé dernier et a donc été éliminé, a constaté l'AFP.

Deux candidats restaient en lice: en tête, le Portugais Antonio Vitorino, ex-commissaire européen à la Justice et ancien ministre de l'actuel secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, suivi de près par la Costa-Ricaine Laura Thompson, actuelle directrice adjointe de l'OIM. C'est finalement le portugais Antonio Vitorino qui a été élu.

L'OIM compte 172 membres

Le futur patron de l'OIM, organisation qui compte 172 Etats membres et ne cesse de défendre l'apport que représentent les migrations pour les différents pays du monde, succèdera à l'Américain William Lacy Swing, qui a effectué deux mandats de 5 ans à la tête de l'OIM après avoir été le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en République démocratique du Congo (RDC) de mai 2003 à janvier 2008.

L'élection du directeur général de l'OIM par les Etats membres de l'organisation présents dans la salle se fait à bulletin secret et nécessite les deux tiers des votes. Sauf si les pays décident de changer les règles.