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Matin Première

Le business du "nostalgic"

Le business du "nostalgic"
23 mars 2017 à 04:41 - mise à jour 23 mars 2017 à 04:41Temps de lecture2 min
Par mava

"La Belle et la Bête", un gros succès commercial il y a un quart de siècle. Succès sur lequel Disney a décidé de capitaliser en produisant un vrai film, pas un dessin animé, avec cette fois des acteurs en chair et en os. Le film est sorti en salles hier chez nous.

Avec ce film, on est en plein business de la nostalgie. L'objectif commercial est clair : susciter l'engouement de ceux qui avaient adoré le dessin animé quand ils étaient gamins et qui, aujourd'hui, ont probablement des enfants qu'ils vont bien entendu emmener voir la version moderne de "La Belle et la Bête".

Le film a explosé le box office à sa sortie aux États-Unis la semaine passée. 170 millions de dollars de recettes, le film est déjà remboursé. Maintenant, rien que des bénéfices. Et ça, ce n'est qu'une partie de l'histoire puisque les studios Disney comptent aussi gagner beaucoup d'argent avec la vente de produits dérivés, des jouets, des vêtements, et même une soupière !


D'autres société et secteurs de l'économie exploitent ce business de la nostalgie

Il y a quelques exemples connu de ce qu’Alain De Crop, professeur de marketing à l'université de Namur, appelle la "nou-stalgia", fusion de nouveau et de nostalgie : "les voitures avec la Fiat 500 ou la Mini Cooper sont de parfaits exemples de "noustalgia". Des nouveaux modèles qui s'inspirent de modèles qui ont connu un succès populaire important. Même chose pour le secteur de l'électroménager où l'on retrouve d'ancien modèle comme des frigos par exemple qui plaisent beaucoup par leur design mais qui reviennent au goût du jour avec toutes les nouvelles technologies dont nous disposons."

Dans le secteur de la grande consommation aussi, le mécanisme de la nostalgie est abondamment utilisé par les spécialistes du marketing. Vous connaissez certainement de marques de confiture, de café ou de produits d'entretien qui s'appuient sur Mamy, bonne maman ou grand-mère. Ce n'est pas innocent : "on essaie de plonger le consommateur dans son enfance avec des sortes de madeleine de Proust. C'est une technique pour le pousser à découvrir ou redécouvrir ses marques".

Les consommateurs se rendent souvent compte qu’on les manipule et pourtant, ça marche, explique Alain De Crop, parce que ça correspond sans doute à un besoin un peu régressif de replonger en enfance et de retrouver en quelque sorte le gout de l'insouciance...

Michel GASSEE

Le business du "nostalgic"

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