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Le Bureau des légendes, une série où les espions ne ressemblent pas à James Bond

Le Bureau des légendes, une série où les espions ne ressemblent pas à James Bond

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08 nov. 2022 à 08:51Temps de lecture2 min
Par Rédaction web La Première

Les séries d’espionnage sont à la mode. Himad Messoudi revient sur l’une d’entre elles, Le bureau des légendes.

Les très bonnes séries d’espionnage ont en commun, à des degrés divers, une envie d’authenticité. Impossible dès lors de ne pas évoquer la série française " Le bureau des légendes ", dont les épisodes de la troisième saison sont rediffusés le mardi soir sur La Trois.
Le bureau des légendes, c’est quoi ? C’est un département de la fameuse DGSE, les espions français. Et ce bureau, il permet à des espions d’infiltrer certains pays, avec une identité fabriquée de toutes pièces : nom, formation, travail, famille, tout est faux. C’est ce qu’on appelle la légende. Et c’est ce qui doit permettre à ces agents de collecter de l’information auprès de sources, qui ne savent pas dans quelle pièce elles jouent.

Un difficile retour de Syrie

Cette série débute avec le retour à Paris d’un agent longtemps infiltré en Syrie. On est avant la guerre civile. Guillaume Debailly est de retour. Mais il a du mal. D’autant plus qu’il est tombé amoureux de sa source syrienne. Et qu’il la retrouve à Paris, sous sa fausse identité. Par ailleurs, un agent infiltré en Algérie a disparu, et c’est le branle-bas de combat pour le retrouver. Rajoutons un petit bout de CIA qui vient mettre son nez dans les affaires françaises, et vous avez une solide intrigue. Uniquement pour la saison 1, une première saison excellente.

Mathieu Kassovitz dans le rôle principal (Guillaume Debailly)
Mathieu Kassovitz dans le rôle principal (Guillaume Debailly) © Tous droits réservés

Mais la saison 2… est meilleure encore. C’est rare ! Dans la saison 2, on suit une espionne chargée d’infiltrer la recherche nucléaire en Iran. Et dans le même temps, il est question du groupe terroriste Etat islamique. Et la volonté de la DGSE de mettre hors d’état de nuire un djihadiste français très haut placé au sein de l’organisation terroriste. On parle donc d’Algérie, de Daech, du nucléaire en Iran. Ce qui est vachement bien avec " Le bureau des légendes ", c’est qu’on est au plus près de ce qu’on peut voir au journal télévisé. On parle des pays qui font l’actu, la série ne parle pas de la Syldavie ou du Khemed. Dans le même ordre d’idée, les espions qu’on suit, ce ne sont pas des James Bond. Il n’y a pas de gadgets débiles, pas de voiture avec mitraillette intégrée aux roues. Non, ici, les espions ont des réunions, discutent avec des gens, il y a des filatures, une prise de risque toujours calculée. Mais jamais rien de très spectaculaire. Comme dans la vraie vie, en fait.

Le bureau des légendes, du réalisme avant tout

C’est le réalisateur français Eric Rochant qui a créé et qui écrit pas mal des épisodes de la série. Il avait réalisé les patriotes en 94, déjà un film sur l’espionnage. Et la mise en scène du bureau des légendes est vraiment au niveau d’un très bon film. L’autre force de la série, ce sont les personnages. Tous très bien écrits, tous dans la subtilité, voire dans l’ambiguïté, et tous sont remarquablement interprétés. Il y a Mathieu Kassovitz dans le rôle principal, Jean-Pierre Darroussin dans le rôle du chef un peu bourru, Sara Giraudeau est l’espionne qui s’infiltre en Iran. Et puis deux acteurs belges, excellents tous les deux : Jonathan Zaccaï et Pauline Etienne. Et il n’en faut pas beaucoup plus pour faire une bonne série : des intrigues solides, des personnages qui nous touchent, de bons acteurs, une mise en scène qui sonne juste.

Les épisodes de la troisième saison sont rediffusés chaque mardi soir à 22 heures sur La Trois et sont également disponibles en replay sur Auvio.

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