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L’avenir de nos assiettes sera-t-il végétal ?

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D’après une étude menée par iVOX en janvier dernier, l’alimentation végétale aurait le vent en poupe. 1 Belge sur 3 mangerait végétal au moins une fois par semaine. Ce qui ne signifie pas, pour autant, que les alternatives à la viande et aux produits laitiers soient ancrées dans nos habitudes alimentaires. D’après le rapport d’iVOX, seule la moitié des sondés semblerait ouverte à l’expérience gustative de ces nouveaux aliments.

Laurent Jadot, créateur de fromages végétaux, le crie pourtant haut et fort : "ces alternatives ne sont plus ce qu’elles étaient autrefois. Aujourd’hui, la cuisine végétale peut être riche, crémeuse, avec de la texture et du goût. On peut mélanger énormément de choses qui apportent du croquant et de la couleur." Et, pour Laurent et son associé, Kevin Storms, "c’est important de montrer que c’est possible de cuisiner végétal, sans sacrifier ses habitudes alimentaires. C’est à la portée de tout le monde."

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Le végétal, bon pour la santé

Certes, le Conseil supérieur de la Santé (CSS) appelle à la prudence et mieux vaut se faire conseiller par un.e diététicien.ne en matière de régimes alimentaires. Mais, plusieurs études le prouvent : les végétariens sont potentiellement en meilleure santé que les personnes consommant de la viande.

Selon des chercheurs de l’Université de Glasgow, par exemple "les personnes qui suivent un régime végétarien ont tendance à consommer plus de légumes, de fruits et de noix que les mangeurs de viande. Ce qui leur apporte plus de nutriments, de fibres et d’autres composés potentiellement bénéfiques pour la santé." Un constat confirmé par Laurent Jadot, selon qui "manger végétal, c’est une façon de s’alimenter qui est très bonne pour la santé. On consomme plus de minéraux, de vitamines. Et qu’on soit intolérant ou allergique, si on mange végétal, on peut presque (tout) manger".

Manger végétal, plus durable ?

Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), chaque année, plus de 60 milliards d’animaux sont tués pour finir dans nos assiettes. Une production massive qui n’est pas sans conséquences sur notre environnement.

Laurent Jadot insiste : cuisiner végétal, "c’est aussi beaucoup plus durable. On sait aujourd’hui que l’élevage est responsable de 14,5% des émissions de gaz à effet de serre. C’est énorme ! C’est plus que tout le secteur du transport réuni. Alors que c’est beaucoup plus simple, plus logique et plus évident de – simplement – faire pousser des plantes et de les consommer en direct."

Une étude réalisée cette année par l’université d’Helsinki confirme ces propos en affirmant qu' "une réduction significative des aliments d’origine animale et des substitutions par des alternatives protéiques à base de plantes, peut entraîner des réductions significatives des impacts environnementaux, tout en respectant les contraintes de nutrition et de consommation réalisable." Et les rapports scientifiques allant dans ce sens sont nombreux.

Mais devons-nous pour autant arrêter de consommer de la viande et des produits laitiers ? "Loin de nous l’idée d’imposer aux consommateurs de se passer de viande et de produits laitiers," s’exclame Laurent Jadot, avant de conclure que "tout ce que nous voulons faire passer comme message, c’est que le secteur de l’élevage, qui nourrit la planète en viande et en produits laitiers, a un impact non négligeable sur l’environnement. Qu’il est donc bon de diminuer sa consommation animale. Et que, bonne nouvelle, c’est possible, facile et accessible à tout le monde !"

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