La Vivaldi ou le retour aux urnes ?

© Tous droits réservés

22 sept. 2020 à 20:36Temps de lecture2 min
Par Hugues Angot

La Vivaldi n’est pas encore morte. Et pour cause, les négociations sont toujours en cours ce mardi soir. Il n’empêche pas de réunion avec l’ensemble des 7 partenaires potentiels. Pourtant, le temps presse puisque le Roi a fixé rendez-vous aux préformateurs demain dans la journée. Pour Ivan De Vadder, journaliste politique à la VRT, la Vivaldi a encore une chance mais tout pourrait vite basculer. Des élections sont donc aussi possibles selon lui.

Les partis qui composent cette Vivaldi n’en veulent pas des élections. Alain Gerlache, journaliste indépendant regrette d’ailleurs ce discours des partis qui consiste à dire, il ne faut pas retourner aux urnes car ça fera monter les extrêmes.

"Ce ne sont pas les élections qui font monter les extrêmes, mais bien la situation actuelle de blocage depuis près de 16 mois. C’est comme si on disait aux gens, on ne va pas vous faire revoter parce que vous allez mal voter. C’est une insulte aux électeurs."

Alors le blocage est-il la faute du président du MR ?

Alain Gerlache estime qu’il y a manifestement un problème avec la personnalité ou encore la communication de Georges Louis Bouchez. "Il se comporte plus comme un influenceur de réseaux sociaux qui essaie de plaire à ses fans que réellement être un président de parti". En Flandre aussi, il est pointé du doigt commente Ivan De Vadder. Mais il nuance. "Je sens aussi un jeu d’instrumentalisation du PS qui essaie via des personnes interposées de tacler son adversaire principal". Et puis réduire les difficultés actuelles à Georges Louis Bouchez serait totalement incorrect puisque par le passé nous avons connu aussi des difficultés à former un gouvernement fédéral et il n’était pas de la partie, conclut Alain Gerlache.

Plus d’hommes et de femmes d’État ?

On a connu un renouvellement très important de la classe politique et des présidents de partis en particulier, un renouvellement d’ailleurs demandé par la population. Et les deux invités de Questions en prime estiment que cette inexpérience n’est forcément pas favorable à la formation d’un gouvernement. Et l’on sait que cette tâche est par ailleurs particulièrement compliquée.

Alors y a-t-il encore un avenir commun possible ?

Pour Alain Gerlache, le Nord et le Sud ont encore beaucoup en commun même si la Belgique est mal née. "La Flandre a été méprisée par la Belgique du 19e siècle. C’est un péché originel dont on n’arrive pas à sortir. Pour s’en sortir, il faut tabler sur ce qui marche c’est-à-dire les régions. Donc nous devons aller vers une Belgique avec 4 régions et avec plus de pouvoir". La séparation pure et simple, Ivan De Vadder n’y croit pas vraiment non plus même si rien n’est impossible.

"Si on devait inventer aujourd’hui la Belgique, on ne le ferait pas. Mais la Belgique est là. Alors faisons la fonctionner".

Inscrivez-vous aux newsletters de la RTBF

Info, sport, émissions, cinéma...Découvrez l'offre complète des newsletters de nos thématiques et restez informés de nos contenus

Articles recommandés pour vous