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La violence toujours plus présente dans le sport

20 nov. 2021 à 07:002 min
Par Charles-Emmanuel DE WASSEIGE

Vous vous souvenez peut-être de cette image terrifiante aux Jeux Olympiques. Un entraîneur gifle sa judokate avant son combat. Malheureusement la violence dans le sport est de plus en plus fréquente.

La fédération Wallonie Bruxelles a révélé ce matin les chiffres d’une étude européenne de l’Université d’Anvers. Cette étude montre que 8 enfants sur 10 ont subi avant 18 ans au moins une fois un geste de maltraitance dans leur club de sport.

La Doctoresse en épidémiologie sociale et politique de santé à l’Université d’Anvers, Tine Vertommen explique plus en profondeur les paramètres pris en compte dans cette étude : "Premièrement, nous avons pris en compte toutes les formes de violence qui existent et toutes les expériences négatives des enfants. C’est donc une définition très large de la maltraitance dans le sport. Et deuxièmement les gens sont beaucoup plus conscients de ce qui se passe et des gestes inappropriés accomplis".

Fabienne Georis, entraîneuse adjointe de Liège Panthers, nous confie quelques anecdotes à peine croyables qu’elle a vécue : "J’ai déjà vu un coach qui prend une bouteille d’eau et qui la jette à la figure d’une joueuse. Et la joueuse ne trouve pas ça anormale, les parents ne trouvent pas ça anormale. Et ça passe".

Il faut des règles et un cadre pour former les jeunes mais parfois l’émotion de l’entraîneur prend le dessus.

"On peut conseiller la joueuse. On peut parfois lui dire que ce qu’elle fait n’est pas bien et le dire de façon assez vive mais on ne peut pas attaquer la personne. Et la frontière est vite dépassée", nuance Fabienne Georis.

Cette violence psychologique, la plus répandue, physique ou sexuelle touche plus les garçons que les filles. Les organisations d’aide à l’enfance sont conscientes du problème, étonnées de son ampleur et vont travailler sur 3 axes pour tenter d’améliorer la situation.

"On doit être très clair avec le règlement et savoir ce que l’on peut faire ou pas et connaître aussi les sanctions éventuelles. Les enfants doivent aussi connaître leurs droits et savoir à qui parler en cas de problèmes. Et le plus important, c’est la formation des entraîneurs", explique Fabienne Georis.

Défense des Enfants International Belgique a mis sur pied une plate-forme avec différents clips pour aider les enfants à oser parler et à continuer à s’épanouir dans leur sport.

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