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La Tribune : Vandenhaute, "L'objectif d'Anderlecht est de redevenir le club numéro 1 en Belgique le plus vite possible"

Wouter Vandenhaute était l’invité de La Tribune ce lundi. Détendu, le président d’Anderlecht n’a pas hésité à se laisser aller à quelques touches d’humour dans un français presque parfait.

Il est notamment revenu sur la prise de fonction de Marc Coucke et la pagaille qui a semblé régner durant les premiers mois avant que l’organigramme ne soit éclairci et que Coucke prenne du recul : "Je pense que c’est normal parce que quand Marc est arrivé, il avait de grandes ambitions. Dans un premier temps ça n’a pas très bien marché et après tout le monde devient nerveux, tout le monde cherche des excuses. Il y avait un manque de confiance dans le club. Maintenant, avec les bons résultats, je pense qu’on peut dire qu’on a fait du bon travail sur l’année qui vient de s’écouler. Je suis convaincu qu’on va revenir au premier plan en étant uni. Marc est au-dessus de moi, c’est le propriétaire mais on a de très bons contacts".

Désormais Marc Coucke a pris du recul quant aux décisions relatives au fonctionnement du club à en croire Vandenhaute : "Il ne s’occupe pas du club, il a enfilé sa casquette de supporter/propriétaire. Au début, les supporters pensaient qu’il était une partie du problème mais maintenant je pense que tout le monde a compris qu’il fait partie de la solution. Parce que Marc adore le foot, c’est un vrai fan d’Anderlecht. On l’a vu hier d’ailleurs, c’est lui qui est le plus heureux. Il ne faut pas oublier, c’est un milliardaire, c’est un "entraîneur", il va beaucoup nous aider dans les prochaines années parce qu’on a plein de projets et on veut revenir au sommet".

Grand fan de Vercauteren

Supporter historique d’Anderlecht, sa réponse lorsqu’on lui demande quel est son joueur préféré peut étonner : "J’adorais Franky Vercauteren". Il lui a donc fallu prendre une décision difficile lorsqu’il s’est séparé de Franky Vercauteren pour donner les rênes de son Sporting à Vincent Kompany : "Parfois il faut faire des choix dans la vie et comme président c’est moi qui dois prendre la décision finale. C’était une situation compliquée. Ce n’était pas très clair. Vincent était joueur, inspirateur mais il était blessé. Ils avaient deux philosophies différentes et à un moment j’ai senti que Vincent était prêt pour devenir entraîneur. C’est vrai que je l’ai mis devant ses responsabilités. Il a fait ses choix et malheureusement ça a été un moment difficile pour moi envers Franky. On n’a plus été en contact depuis mais j’espère que ça va revenir parce que j’ai toujours autant de respect pour Franky".


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Objectif jeunesse

Le projet de Vandenhaute inclut également la volonté de garder les jeunes et de miser sur eux. Il aurait d’ailleurs aimé que Verschaeren resigne plus longtemps que jusqu’en 2023. Mais pour les clubs belges, garder ses jeunes n’est pas chose facile : "Tous les clubs belges, si un club étranger vient avec beaucoup d’argent, ne peuvent pas résister. Pour Doku, Rennes jouait la coupe d’Europe et est venu avec une offre qu’on ne pouvait pas refuser. Il faut trouver l’équilibre pour faire monter le club. J’espère que dans deux ou trois ans, Anderlecht sera dans une position plus forte pour garder ses jeunes. Parce que c’est aussi une question relative à ton propre niveau. Pour moi, le meilleur exemple, c’est l’Ajax. Ils sont beaucoup plus loin que nous et que tous les clubs belges et ils peuvent jouer un rôle en Europe. C’est plus facile de garder des jeunes. Mais pas seulement. Par exemple, on aimerait garder Nmecha mais pour ça il faut jouer la coupe d’Europe et donc c’est pour ça que c’est important de terminer deuxième".

Et pour arriver à des résultats, Anderlecht a dû changer son fusil d’épaule par rapport à son jeu. Mais ce n’est pas pour autant que Vincent Kompany était focalisé sur la manière dont jouait son équipe en faisait fi des résultats, insiste Vandenhaute : "Il ne faut pas sous-estimer Vincent Kompany. L’idée qu'il n’est pas assez intéressé par les résultats, c’est ridicule. Il y a une différence entre le personnage Kompany dans la presse et le vrai Kompany. C’est le rôle de la presse mais la presse a essayé de faire une caricature de Vincent, trop jeune, pas assez expérimenté, naïf et qui rêvait d’un football qu’on ne joue pas en Belgique. C’était la première fois qu’il était entraîneur et il rêvait d’un beau football mais je pense que la mayonnaise prend".

Le président d’Anderlecht est ensuite passé par la séquence pour ou contre et s’est notamment prononcé en faveur d’une Beneleague mais contre la nouvelle Super League annoncée cette semaine.

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