RTBFPasser au contenu
Rechercher

Regions Bruxelles

La startup bruxelloise Stoomlink relance son numéro "anti-relou", pour contrer le harcèlement

La startup bruxelloise Stoomlink relance son numéro “anti-relou”, pour contrer le harcèlement
18 août 2020 à 09:50 - mise à jour 18 août 2020 à 09:50Temps de lecture1 min
Par Simon Breem

" Anti-relou " est un faux numéro de GSM, le 0460 20 39 29, que les femmes peuvent donner lorsqu’on leur demande leurs coordonnées de manière trop insistante.

Si le harceleur envoie un sms, il recevra un message 30 minutes plus tard lui expliquant qu’il a été irrespectueux. S’il appelle, il tombera sur un répondeur anonyme. C’est la deuxième fois qu’une pareille initiative naît à Bruxelles. La première fois, c’était en 2017, mais le système avait dû être interrompu pour raisons financières. 

Aujourd’hui, la même entreprise, qui a considérablement grandi, le relance avec l’espoir qu’une ASBL ou une institution publique en reprenne la gestion et le financement (du numéro). Car en tant qu’entreprise informatique, elle ne se sent pas légitime pour porter le projet.

"C’est vraiment devenu la priorité absolue parce qu’il faut à tout prix que le service se pérennise, explique Hélène Ruelle, développeuse chez Stoomlink. Ensuite, nous souhaitons profiter de cette exposition pour aller chercher des partenaires et la personne ou la structure qui donnera un avenir à long terme au projet"

Le numéro devrait donc être financé par l’Etat, soit directement, soit via des subsides. Mais les pouvoirs publics ont rarement investi dans ce genre de projets par le passé

"On peut souligner certains investissements qui ont été faits par le pouvoir public ces derniers temps, malheureusement, cela reste tout de même frileux ou insuffisant. Il est donc nécessaire que la question de la lutte contre les violences faites aux femmes soit une réelle priorité politique ", estime Laetitia Genin, coordinatrice nationale chez Vie féminine.

Pour se faire une idée du coût, lorsque le numéro avait été mis en service en 2017, il avait atteint jusqu’à 400 appels et sms par mois. Ce qui avait engendré une facture d’environ 160 euros.

 

Articles recommandés pour vous