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"La soupe aux choux" : un film inspiré d'un mystérieux atterrissage d'ovni en Provence

"La Soupe aux choux" de Jean Girault

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Réalisé en 1981 par Jean Girault, La soupe aux choux réunit Louis de Funès et Jacques Villeret dans une comédie de science-fiction devenue culte. Mais saviez-vous qu'il était inspiré d'une histoire vraie ? Récit dans Entrez Sans Frapper.

Ce film raconte ni plus ni moins une rencontre du 3ème type. En ufologie, il existe une classification pour catégoriser les témoignages concernant les ovnis.

  • Rencontre du 1er type : observation d’un objet volant non identifié, mais plutôt lointain. C’est la rencontre la moins intéressante, généralement, il est question de lumières bizarres, dont on ne peut pas tirer grand-chose comme enseignement.
  • Rencontre du 2e type : l’ovni peut interagir avec l’environnement. Par exemple, il laisse des traces au sol en se posant, casse ou brûle des branches d’arbres… Il arrive souvent également que des automobilistes signalent une panne de moteur après le passage d’un objet volant etc.
  • Et enfin, la plus fascinante, la rencontre du 3e type : un ovni se pose, les occupants débarquent et il y a contact avec un être humain.

C’est exactement ce qu'il se passe dans La soupe aux choux. Le film raconte l’histoire de deux vieux copains, Claude Ratinier, dit le Glaude (interprété par Louis de Funès) et Francis Chérasse, dit le Bombé (joué par Jean Carmet). Les deux amis vivent dans le hameau des Gourdiflots, dans un coin perdu du Bourbonnais. Ils picolent joyeusement 5 à 6 litres de vin par jour, et un soir, en faisant un concours de pets sous les étoiles, ils attirent, sans le vouloir, une soucoupe volante. L’extra-terrestre qui la conduit (interprété par Jacques Villeret) est baptisé 'La Denrée' par le Glaude. La Denrée va revenir sur terre de nombreuses fois, pour ramener sur sa planète Oxo la fameuse soupe aux choux, que le Glaude prépare avec les légumes de son jardin.

La soupe aux choux est une comédie de science-fiction devenue culte au fil des ans, mais c’est surtout un très beau film sur la vieillesse. Il s’agit de l’adaptation fidèle d’un roman éponyme et savoureux écrit par René Fallet.

Ufologiquement, "La soupe aux choux" c’est crédible !

Si on s’intéresse à l’ufologie, la discipline qui s’occupe des ovnis, on se rend compte que la France a été coutumières des rencontres du 3e type.

En 1954, l’Hexagone a connu une vague 'd’atterrissages' de soucoupes volantes sans précédent dans le monde. Des centaines et des centaines de personnes ont affirmé cette année-là voir des engins venus de l’espace se poser un peu partout.

'Les martiens', comme on surnommait les extra-terrestres à l’époque, avaient un comportement pour le moins déconcertant quand ils se baladaient sur le plancher des vaches : ils cueillaient des fleurs, ramassaient des champignons ou des cailloux, paralysaient des témoins avec des rayons invisibles... Bref, rien de bien différent avec La soupe aux choux.

Ces histoires étranges ont eu un succès incroyable dans la presse française de l’époque : on voyait des ovnis et des martiens partout, tout le temps. La France semble donc avoir été un terreau fertile pour les histoires de rencontres entre des extra-terrestres sympathiques et des êtres humains. On n'y croit ou pas, mais les témoignages sont bien là.

Il est donc possible que René Fallet, qui avait 27 ans en 1954, ait été fasciné par ces rencontres du 3e type sur le territoire français et que son inspiration pour son roman ait commencé à ce moment-là.

PICOT/Gamma-Rapho via Getty Images

La rencontre de Valensole

Mais la vraie inspiration, René Fallet l’a peut-être eue une dizaine d’années plus tard : en 1965, LA rencontre ultime du 3e type s’est déroulée en France, dans le petit village de Valensole en Provence. Cette histoire rappelle beaucoup d’éléments qu’on peut trouver dans La soupe aux choux : des extra-terrestres qui se posent dans un coin pittoresque, qui communiquent entre eux avec un gazouillement amusant, et qui viennent sur terre, non pas pour chercher des choux, mais de la lavande.

Quels sont les faits ? Le 1er juillet 1965, Maurice Masse, un cultivateur de 41 ans, s’est levé à 5h du matin. Depuis quelques jours, il suspecte que des vols de lavande dans son champ. Il a donc décidé de les prendre sur le fait.

Arrivé sur ses terres, il se grille sa première cigarette de la journée. Et soudain, il entend un sifflement étrange. Il se dirige vers ce bruit qu’il n’arrive pas à identifier et remarque qu’il y a un objet bizarre qui s’est posé dans ses lavandes. Cela ressemble à un gros ballon de rugby et ça a la taille d’une Dauphine, une voiture de l’époque. Il y a un dôme transparent sur le dessus et cet engin reposait sur six pieds montés sur un pivot central qui s’enfonçait dans le sol.

Maurice Masse se rapproche encore, il n’est plus qu’à quelques mètres. Et là, il voit deux petits êtres de moins d’un mètre chacun, avec une grosse tête chauve et une combinaison grise. Un des deux humanoïdes braque une sorte de tube vers l’agriculteur. Instantanément, Maurice Masse est paralysé. Mais il reste conscient et voit les deux petits extra-terrestres humanoïdes remonter dans leur vaisseau avec la lavande qu’ils étaient venus chercher. Ils décollent et s’en vont à une vitesse incroyable.

Au bout d’une dizaine de minutes, Maurice Masse peut à nouveau bouger, et se rend au café du village où il raconte son aventure au patron. Le patron promet de garder le secret, mais finit quand même par raconter toute l’histoire à tout le monde… Si bien que Valensole va être envahi par la presse locale, nationale et les journalistes. La rencontre de Valensole va avoir un retentissement incroyable et reste encore aujourd’hui, une des rencontres du 3e type les plus connues au monde.

Vrai atterrissage ou canular ?

Évidemment, tout le monde ne va prendre l’histoire racontée par Maurice Masse au sérieux. Plusieurs hypothèses ont été avancées, notamment une méprise avec un hélicoptère militaire qui participait à des exercices dans la région. Les ufologues, partisans de la thèse extra-terrestre, argumenteront qu’il est impossible de confondre un 'vaisseau spatial' avec un engin volant terrestre bien connu, surtout si on se trouve seulement à quelques mètres pour l’observer...

Alors le témoin principal était-il capable de monter un canular ? D’après son entourage, ce n’était pas son genre. Et puis surtout, il n’a pas du tout apprécié le tapage médiatique autour de sa rencontre avec des extra-terrestres, il n’en a tiré aucun profit et cela lui a même causé une sorte de dépression. Il quittera d'ailleurs Valensole quelques temps pour échapper aux journalistes.

La gendarmerie a enquêté sur cette affaire et pour les gendarmes, Maurice Masse était tout à fait sérieux. Les gendarmes ont fait un rapport qui est encore accessible aujourd’hui. Dans ce rapport on confirme que l’engin a bien laissé des traces étonnantes dans le champ. Plus étonnant encore, les habitants de Valensole soutenaient que la lavande n’a pas repoussé pendant 10 ans à cet endroit.

Aujourd’hui à Valensole, on indique encore sans problème où la fameuse soucoupe volante se serait posée. En 2015, le village a d’ailleurs fêté en grande pompe les 50 ans de l’aventure extraordinaire qu’aurait vécu Maurice Masse, et actuellement, un film serait en préparation.

On n’a donc pas fini d’entendre parler de la fantastique rencontre de Valensole…

Giovanni Mereghetti/UCG/Universal Images Group via Getty Images

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