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Sexualité

La sexothérapie, un moyen de mettre du désir dans l'éducation sexuelle

La sexothérapie, un moyen de mettre du désir dans l'éducation sexuelle.
16 nov. 2021 à 08:002 min
Par RTBF TENDANCE avec AFP

En matière de sexualité, la parole se libère peu à peu. Mais aller consulter un sexothérapeute reste encore une étape parfois difficile à franchir. Pourtant, prendre un rendez-vous avec un professionnel peut être l'occasion d'aborder l'éducation sexuelle sous l'angle du désir et du questionnement.

Le sexe dédramatisé grâce aux séries TV

La sexualité ne s'exprime plus du bout des lèvres… et la culture numérique y joue un rôle. Rien que sur Netflix, la série "Sex Education" a cumulé plus de 40 millions de vues sur ses quatre premières semaines lors de son lancement en 2019.

Sur la plateforme de vidéo à la demande, les programmes évoquant la sexualité sont légion. "Big Mouth" pour ceux qui veulent de l'humour, "En bref" pour les férues de banalisation scientifique... Le sexe se décline à toutes les sauces.

"Cette pluralité permet de décomplexer sur le sujet", se réjouit Gabrielle Adrian, sexothérapeute.

Pour la fondatrice de MYSEXO, une plateforme dédiée à la téléconsultation de sexothérapie, "démocratiser cette parole permet d'ouvrir le dialogue et de se décomplexer".
 

Les réseaux sociaux libèrent la parole sur le désir et le plaisir

Les réseaux sociaux jouent également un rôle dans l'éducation sexuelle. "A l'école, on parle des risques liés aux rapports, on va parler MST, VIH. On occulte totalement la notion de plaisir", regrette Gabrielle Adrian. "Sur le numérique, même si la notion de protection est présente, on parle plus de désir, d'attirance, de genre ou encore d'orientation."

Des comptes tels que "Jouissance Club", qui comptabilise plus de 920.000 abonnés ou encore Mercibeaucul, avec 172.000 abonnés, ont une approche pédagogique et ludique. 

"Il n'y a pas de 'problème' en sexo"

"La plupart des personnes qui consultent un sexologue viennent avec un problème à résoudre." Mais Gabrielle Adrian recommande de "prendre soin de sa sexualité sans attendre que ça gangrène".

À ce jeu, les milléniaux sont "plus enclins que leurs aînés à prendre soin de leur santé sexuelle", explique la jeune femme, dont les patients ont entre 18 ans et 42 ans.    

C'est pour aller dans le sens de l'éducation que Gabrielle Adrian propose une sexothérapie positive. "Il n'y a pas de 'problème' en sexo. Ce n'est pas la sexualité qui nous définit", rassure-t-elle. "Ce n'est pas parce qu'un homme ou ont femme va être mal à l'aise à un instant T qu'il ou elle est défini en éjaculateur précoce ou frigide", conclut-elle.

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