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Matin Première

La série de l’année : "I May Destroy You "

La série de l’année : "I May Destroy You "
22 déc. 2020 à 11:512 min
Par Une chronique d'Himad Messoudi

Même si ce fût une torture de choisir une seule série pour 2020, alors que cette année tout particulièrement on en a vu tellement de très bonnes, un choix s’est malgré tout imposé : I May Destroy You, un véritable chef-d’œuvre. Une série incroyable sur notre époque : culture du viol, consentement, cancel culture, violences sexuelles, tout y passe.

 

 

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Une série qui parle du viol et du consentement

I May Destroy You raconte l’histoire d’Arabella, une jeune autrice londonienne, elle a écrit un premier livre au succès surprise et elle est sous pression pour remettre un essai pour son deuxième ouvrage, elle décide alors de relâcher la pression et de rejoindre quelques amis dans un bar.

Le lendemain matin elle se rend compte que son téléphone est abîmé, qu’elle a été blessée à la tête, elle saigne et soudain des flashs, et là elle comprend : elle a été violée, elle semble savoir où, mais pas par qui.

Elle dépose plainte et durant tout le long des 12 épisodes on l’accompagne dans sa démarche.

C’est donc une série qui aborde des sujets difficiles comme le viol et le consentement.

 

 

Inspirée d’une histoire vraie

I May Destroy You est une histoire inspirée d’une histoire vraie, Arabelle est interprétée par Michaella Coel qui est autrice et réalisatrice qui raconte à travers la série son histoire et son expérience. La série suit son cheminement à elle, mais aussi celui de certains proches, l’un des points forts de la série se trouve dans cette volonté de raconter, de dénoncer plusieurs types de violences sexuelles.

 

Une série qui ne cache rien

La série elle ne se cache pas, elle est explicite, c’est d’ailleurs déconseillé aux moins de 16 ans.

La série montre les choses, elle montre les traumas, elle montre les silences, elle montre différentes violences. A travers les épisodes, la série déconstruit admirablement la question du consentement, elle nous montre aussi l’état de sidération qui peut s’emparer d’une victime qui peut la pousser à faire un peu n’importe quoi.

La série nous montre aussi tous les mécanismes de résilience qu’utilise Arabella pour s’échapper du trauma. C’est une série qui peut donner parfois des impressions un peu brouillonnes, parfois tourbillonnantes et parfois bruyantes.

C’est vraiment une série de 2020 car elle parle également des aspects des réseaux sociaux, des enjeux de la cancel culture, il est aussi question de race, de femmes, de classe. La série est riche de toutes ses thématiques et la chute est vraiment un coup de génie, la conclusion sublime les 11 épisodes précédents.

I May destroy, 12 épisodes à voir sur Be TV.

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