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Déclic

La Russie détourne le trafic internet ukrainien vers ses propres fournisseurs

En épingle

Internet front invisible de la guerre en Ukraine

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Le théâtre des opérations de la guerre en Ukraine s'élargit aussi sur internet. Depuis le 30 avril, des fournisseurs d'accès ukrainiens sont remplacés par l'internet russe. Analyse avec Hélène Maquet dans Déclic.

Depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie, on évoque aussi une guerre de l'information, qui passe notamment par une cyberguerre entre les nations liées de près ou de loin au conflit.

Mais un autre front s'est aussi ouvert sur internet : celui du trafic et des infrastructures de télécommunication. La Russie déroute le trafic internet ukrainien vers les installations russes.

Une conquête de l'esprit en plus de la conquête du territoire

Le 30 mai dernier, à Kherson, dans le sud de l'Ukraine, ville aux mains des Russes depuis 3 mois, internet a été coupé pendant une heure. Que s'est-il passé ? Le trafic internet géré autrefois par Khersontelecom passe désormais par un fournisseur d'accès russe, Miranda. Il desservait déjà la Crimée occupée par la Russie, elle-même fournie par Rostelecom.

Ce changement s'est opéré à d'autres endroits depuis le 30 avril. Selon le média spécialisé Wired, les troupes russes détruisent câbles et routeurs. Les fournisseurs d'accès ne peuvent pas toujours réparer... et ils sont forcés de renvoyer le trafic vers les installations russes.

Par conséquent, Moscou gère l'accès à l'information des zones occupées. Les Ukrainiens ne peuvent plus accéder aux sites et applications interdits en Russie : Facebook, Instagram, médias étrangers et ukrainiens,... Cela facilite aussi le contrôle et la surveillance russe de la consommation digitale des Ukrainiens.

Enfin, d'après Wired, le réseau de téléphonie mobile serait aussi concerné : des cartes SIM gratuites sont livrées. Une fois rentrées dans les GSM, c'est l'indicateur russe (+7) qui apparaît et plus celui de l'Ukraine (+380).

Alexey Furman/Getty Images

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