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La Russie avance ses pions dans le nucléaire en Afrique

La Russie avance ses pions dans le nucléaire en Afrique
24 oct. 2019 à 16:32 - mise à jour 24 oct. 2019 à 16:32Temps de lecture1 min
Par Belga

La Russie a poursuivi son offensive de charme dans le domaine du nucléaire en Afrique, se rapprochant de l'Ethiopie et du Rwanda lors du forum économique Russie-Afrique de Sotchi, sur la mer Noire. 

Images du forum Russie- Afrique qui a lieu à Sotchi

Images du forum Russie- Afrique qui a lieu à Sotchi

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L'agence nucléaire russe Rosatom a signé jeudi un accord préliminaire de coopération pour construire un centre de recherche sur le nucléaire au Rwanda. Mercredi, l'Ethiopie avait déjà signé avec le géant russe, avec en plus en ligne de mire "la construction d'une centrale nucléaire de grosse capacité", selon des déclarations aux journalistes du patron de Rosatom, Alexeï Likhatchev.

"Nous sommes prêts à proposer à nos partenaires éthiopiens des solutions et nous les invitons à venir visiter les installations russes", a-t-il déclaré.

Si ces accords ne restent qu'un début de coopération, ils témoignent cependant de l'intérêt marqué du secteur nucléaire russe pour l'Afrique, un terrain quasi vierge pour l'énergie nucléaire. La seule centrale sur le continent se trouve en Afrique du Sud.

Le patron de Rosatom a précisé que son entreprise disposait par ailleurs de protocoles d'accord avec 18 pays africains, dont l'Egypte, le Nigeria, le Soudan, le Kenya, le Ghana, la Zambie et l'Ouganda. Interrogé sur les pays avec qui il pensait que la coopération aboutirait le plus vite, M. Likhatchev a évoqué la Zambie et le Rwanda.

Pour l'instant, seule l'Egypte a prévu de lancer un chantier pour quatre réacteurs qui doivent être érigés à El-Dabaa, sur la Méditerranée, d'ici à 2028-2029. Celui-ci est "encore en phase de démarrage mais progresse" a indiqué M. Likhatchev.

Les centrales russes ont l'avantage d'être moins chères que celles des concurrents occidentaux et souvent assorties de prêts avantageux octroyés par Rosatom. Rosatom indique que certains pays africains, tels que le Rwanda, montrent un "grand intérêt", pour les centrales à faible puissance, moins chères. Une solution que Rosatom veut également proposer à l'Ethiopie.

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