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La revue de presse : Qatargate, pourquoi le Parlement européen ?

La revue de presse

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De nombreuses questions traversent la presse ce matin. A commencer par cette observation du Soir : pourquoi viser le Parlement européen ?

Il le promet. Et La Libre ne peut s’empêcher d’ironiser : le Parlement européen va s’acheter une conduite.

Le Soir entre autre annonce signale que ce serait le même système criminel qui aurait servi pour le Qatar et pour le Maroc. Le Soir qui s’interroge pourtant encore : pourquoi avoir déversé tant d’argent pour convaincre quelques députés d’influer sur une résolution ?
Les corrupteurs auraient-ils perçu l’importance de cette institution, importance que bon nombre de partis semblent eux-mêmes avoir oubliée. Ce Parlement, c’est tout de même là que l’on envoie les politiciens fatigués, les trublions ou les faiseurs de voix devenus obsolètes. L’impression reste tenace que la vraie politique se joue ailleurs que dans ce Parlement. Ce scandale de corruption, constate le Soir, nous force à (re) découvrir ce parlement. Des leçons sont à tirer, de la part des eurodéputés, eux-mêmes, mais également dans le chef des partis nationaux qui seraient bien inspirés de suivre de plus près leurs députés installés "à l’Europe."

Cette affaire – constate De Morgen – n’est que la pointe d’un iceberg bien plus grand. Mais cela rappelle aussi combien les élus européens sont proches de ces groupes d’influences. Certains, d’ailleurs, n’hésitent pas à franchir le pas. Barosso chez Goldman Sachs. Ou Neelie Kroes, chez Uber ne sont que les exemples les plus médiatiques de cette culture où intérêt public et privé semblent s’entremêler.

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Au sujet des députés, justement, la Libre et La Dernière Heure se penchent sur leurs revenus. "Salaire fou" écrit la Dernière Heure. 10.000€ par mois pour bons nombres d’entre eux titre La Libre.
Observation apportée par Pascal Delwit : "il n’existe aucune étude qui montre un lien entre le niveau de rémunération et la facilité d’entrer dans un pacte de corruption. Autrement dit, un haut niveau de rémunération ne permet pas de limiter la corruption ou les abus des élus. Les seuls outils qui fonctionnent, la transparence et le contrôle."

Reste qu’au vu des défis géopolitiques et énergétiques du moment, l’heure n’est pas à froisser le Qatar, éditorialise L’Avenir.
L’Allemagne, privé de gaz russe, ira prochainement se fournir là-bas. L’Europe lui emboîtera sans doute le pas.
Comment percevoir la présence d’Emmanuel Macron dans les tribunes ce mercredi ? Ce n’est pas "que" le président de la République qui s’en va soutenir son équipe nationale. Vu l’affaire de corruption qui occupe l’Union Européenne, Emmanuel Macron emporte avec lui son image d’Européen au Qatar.
Le quotidien le regrette : s’en aller acclamer les Bleus, c’est signifier au dirigeant qatari qu’ils peuvent faire à peu près ce qu’ils veulent – sans avoir à craindre de représailles, même symbolique.
Pour une fois, la France – en jouant la politique de la chaise vide – aurait pu soutenir l’Europe. Macron n’aurait même pas eu à s’en expliquer.

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